samedi 18 septembre 2010

Un nouveau président pour poursuivre le développement de la coopération forestière



A l’occasion de l’Assemblée Générale de l’Union de la Coopération Forestière Française, qui s’est tenue le 15 septembre à Paris, Marie de l’ESTOILE, Présidente de l’UCFF depuis 16 ans, a remis ses fonctions à Cyril le PICARD, élu le matin même par le Conseil d’Administration. Pascal VINÉ, Directeur du Cabinet du Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, a clôturé cet évènement en réaffirmant son soutien au modèle coopératif et à la filière-bois.

L’Assemblée Générale de l’UCFF, marquée par la nomination de son nouveau Président, a réuni hier plus de 150 personnes. Marie de l’ESTOILE a passé le relais à Cyril le PICARD, impliqué depuis de nombreuses années dans la coopération forestière, Vice-président de la coopérative COFOROUEST et Administrateur de l’UCFF.

Cyril LE PICARD a affirmé sa volonté de poursuivre le travail accomplie pendant 16 ans par Marie de l’ESTOILE, en tant que « porte-voix politique des coopératives forestières », en assurant « la promotion du statut et des valeurs collectives de la coopération forestière ».



A l’occasion de ce rassemblement, les représentants des organisations professionnelles sont intervenus sur la modernisation de la filière forêt-bois et la mobilisation des bois. La nécessité d’une meilleure organisation de la filière pour répondre aux besoins d’approvisionnement des industriels, a été soulignée par chacun.

Marie de l’ESTOILE a soutenu cette remarque, mettant l’accent sur l’importance du regroupement technique des producteurs forestiers : « Les producteurs forestiers ont autant besoin de s’organiser que dans le secteur agricole (…) Développer une filière, c’est développer la demande, mais également l’offre parce qu’une entreprise se développera plus vite si l’offre est organisée. »

Cyril LE PICARD a, quant à lui, rappelé la légitimité du rôle de la coopération forestière auprès des propriétaires forestiers et au sein de la filière. Il a également insisté sur l’intérêt du « rassemblement » des différentes organisations professionnelles du secteur forestier : «Je relance l’idée d’une grande Fédération où seraient rassemblés l’amont et l’aval de notre filière avec une seule tête, qui serait en quelque sorte un « facilitateur » devant les pouvoirs publics ».

Tous deux se sont également adressés à Pascal VINÉ, représentant du Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, sur la nécessité de mettre en place une politique incitative envers les propriétaires forestiers pour produire plus et répondre ainsi aux volontés exprimées par le Président de la République lors de son discours prononcé à Urmatt le 19 mai 2009.

Lors de son allocution de clôture, Pascal VINÉ a exprimé sa conviction vis-à-vis du modèle coopératif qu’il a qualifié de « moderne, dynamique et exigeant ». Il a réaffirmé le soutien du Ministère aux actions de la coopération et a invité le nouveau Président de l’UCFF à prendre d’ores et déjà contact auprès du Ministère pour approfondir ensemble ces sujets.

Mélissa HERVE
Chargée de communication de l'UCFF

vendredi 13 août 2010

Les performances commerciales des coopératives sont bien réelles




On entend souvent dire dans le landerneau forestier que les ventes de coupes par appel à la concurrence offrent des possibilités d’atteindre des prix inégalables par d’autres types de vente. Les publications diverses et variées font largement état des succès de ce type de mise en marché en zoomant sur les records et les résultats les plus éclatants.

A l’inverse, les résultats obtenus par les coopératives dans le cadre de leurs politiques contractuelles sont peu médiatisés. Ils sont pourtant probants mais ont des difficultés à être comparés dans un marché global manquant singulièrement de transparence.

La mise sur pied d’observatoires des prix dans plusieurs régions du Nord Est donne enfin des références de comparaisons statistiques incontestables. Il est désormais possible d’appréhender les résultats des coopératives par rapport au marché dans toutes ses dimensions et sur des volumes de bois certains, classés par essence, voire par qualité.

Ces outils sont perfectibles et loin de nous l’idée de prétendre qu’ils constituent une panacée. Ils ont par contre le mérite d’améliorer très nettement la connaissance du vrai marché et par comparaison de démontrer que le soi disant manque de performance des coopératives est loin d’être une réalité. Nous publions donc dans cet article quelques exemples de chiffres validés par des organisations neutres donnant un éclairage sérieux sur cette problématique.

Une illustration concrète de résultats obtenus par Forêts & Bois de l'Est est développée dans un article publié dans notre blog des forêts comtoises.

L’analyse des ventes de coupes : partielle et peu fiable

Certains de nos contradicteurs diront que rien n’est plus transparent qu’une vente de coupe en bloc avec appel à la concurrence et qu’elles sont donc le reflet du vrai marché.
Si le principe même de l’appel d’offre et la fiabilité des résultats globaux de chaque lot vendu ne peuvent être mis en cause, il n’en est pas de même des volumes réellement mis en marché, ni de la ventilation des essences et des qualités dans les lots en bloc généralement vendus selon ce mode opératoire, ni donc des prix unitaires. Certains mandataires jouent d’ailleurs sciemment de la technique de sous estimation des volumes pour faire apparaître des prix de vente unitaires supérieurs à la réalité. C’est un phénomène parfaitement connu des professionnels qui pratiquent tous la vérification de l’estimation des lots en bloc avant d’acheter. Précaution d’autant plus indispensable que des erreurs d’estimation sont légions de la part des gestionnaires mandataires. Ce n’est pas remettre en cause leur professionnalisme ni leur probité que de constater cela. En effet, le fait de sur estimer ou non un lot n’a rien d’illégal ni de malhonnête car le prix obtenu par le vendeur ne tient pas compte de l’annonce faite mais bien de l’estimation de l’acheteur. C’est bien le vrai prix global dans la plupart des cas même si nous verrons plus loin qu’il peut y avoir parfois des effets pervers à ce système. Les erreurs quant à elle s’expliquent par l’absence d’information précise sur les quantités et qualités réellement exploitées pour les gestionnaires. Ce sont les exploitants forestiers scieurs qui ont ce retour d’expérience permanent. Les mandataires de vente de bois sur pied n’ont donc pas de lisibilité sur l’adéquation de leurs estimations et de la réalité. C’est d’ailleurs pour cette raison que le préambule systématique des cahiers des charges de ces ventes précise que les transactions sont consenties « sans garantie de volume ni de vices cachés ».

Ces imprécisions nuisent donc de façon importante à la transparence de ces modes de vente par rapport à l’analyse des prix unitaires par type de produit qu’on peut en faire. Les analyses publiées pour ce type de vente sont partielles en ne concernant qu’une partie des volumes vendus sur le marché, certains types de coupes ou certaines propriétés. Le vrai marché est lui pondéré par toutes les autres transactions faites le plus souvent à l’amiable dont personne n’est en mesure d’appréhender la réalité. Sauf les professionnels qui négocient tous les jours l’achat de lot et ont donc une connaissance approfondies de ces données.

Pour continuer, ne nous cachons pas les pratiques qui, elles, sont totalement illégales et qui consistent à couper plus de bois que la vente n’en a comporté. Elles sont sans doute moins nombreuses aujourd’hui qu’hier mais encore malheureusement suffisamment courantes pour fausser les statistiques.

Enfin, il faut considérer le temps de l’exploitation dans l’analyse économique de ce type de vente. Une vente en bloc et sur pied sera exploitée généralement une à deux années plus tard. Le propriétaire vendeur se dessaisi de son outil de production (sa parcelle forestière) au profit de son client pendant cette période. Le manque à gagner devrait être pris en compte dans l’analyse, ce qui n’est bien évidemment jamais fait.

L’analyse des ventes bord de route par produit est un outil plus fiable

Les volumes analysés sont pour l’instant moins importants que ceux des ventes de bois sur pied. Par contre elles concernent un panel beaucoup plus étendu. Les forêts privées qu’elles soient grandes ou petites y ont toute leur place puisque les Experts forestiers, les coopératives et groupements fournissent leurs chiffres aux observatoires existants de Lorraine et de Franche Comté. Tous les types de transaction sont analysés : les ventes par appel d’offre, les ventes de gré à gré et les ventes par contrat d’approvisionnement. Ces analyses ont donc une représentativité accrue, même si elles sont certainement perfectibles.

Leur plus grand apport est la fiabilité des volumes analysés et une meilleure homogénéité des produits considérés. S’agissant de la valeur des bois bord de route, il s’agit de volumes précisément mesurés et de produits définis. Certes ce sont encore des produits génériques manquant encore d’un certain détail. Par exemple le paramètre des diamètres des produits n’est pas encore analysé. Mais la précision est sans commune comparaison avec des ventes d’arbres sur pied d’essences souvent mélangées.

Ces deux observatoires sont par ailleurs réalisés sous la responsabilité d’organismes neutres : la DRAAF en Lorraine et l’ADIB en Franche Comté. C’est là aussi un gage d’objectivité.

La performance de la coopérative est une réalité

Avec de tels outils de comparaison on peut donc désormais démontrer en toute transparence la performance de la coopérative. Comme le montre les quelques courbes ci-dessous, sur des produits différents, ses résultats sont patents. Sur certains produits ses performances sont conformes au marché, sur d’autres elle obtient des résultats nettement au dessus de la moyenne, sur aucun d’entre eux elle est en retrait, sauf sur des périodes temporaires et peu fréquentes.

Cette performance dont beaucoup sont enclins à douter, surtout lorsqu’ils sont concurrents de Forêt & bois de l’Est, est bien réelle et ne pourra plus être contestée désormais si les courbes suivent les mêmes tendances à l’avenir.

Si d’aventure elles ne les suivaient pas, nous disposons désormais d’un véritable baromètre capable de nous donner une référence et donc des objectifs à atteindre. Cela nous réjouit de pouvoir enfin piloter autrement que dans le flou et heureusement notre expérience du marché comme seule point de repère. Cela doit également contribuer à conforter la confiance de nos adhérents qui peuvent désormais nous évaluer en toute connaissance de cause.

Sur les courbes publiées ci-dessous, vous constaterez que les valeurs en euros n’apparaissent pas. Elles ont été jugées unanimement non pertinentes par les partenaires de ces observatoires car résultant de moyennes difficiles à rapprocher d’exemples particuliers. Le fait de publier des indices permet par contre de vérifier les vraies variations du marché et les comparaisons entre différents opérateurs. Cela ne pourra jamais remplacer l’œil du professionnel au cas par cas dans la mesure où il ne s’agit pas de produits manufacturés mais bien de matière première par nature hétérogène.









lundi 9 août 2010

L'ONU analyse le marché mondial du bois en 2009


La commission économique de l'ONU et la section forestière de la FAO viennent de publier un communiqué décrivant dans le détail les évolutions du marché du bois mondial au cours de l'année 2009.

Ce rapport souligne que l'année écoulée a été la pire depuis la crise pétrolière de 1970 en ce qui concerne la consommation du bois dans le monde. Depuis la fin 2009 une amorce de reprise est visible et se renforce.

Il est enfin indiqué que la zone européenne est à une période charnière et verra de profondes modifications structurelles de cette filière dans les années à venir.

mardi 27 juillet 2010

Les coopératives se dotent d'outils pour améliorer leurs connaissances des gisements en bois

REGIX est un programme financé par l'Association Nationale de la Recherche dans lequel les coopératives forestières, sous l'égide de leur fédération nationale (UCFF), ont développé un outil ambitieux de connaissance des ressources mobilisables en bois.

Damien FRANCOIS, Ingénieur forestier responsable de l'agence de Champagne Ardenne de Forêts & Bois de l'Est a piloté ce projet pour le compte d'UCFF. Il explique dans le détail les avancées que ces recherches vont permettre, dans une interview que nous vous proposons d'écouter :



Cet outil s'appuie sur les documents de gestion (PSG ou RTG) informatisés dont disposent les adhérents des coopératives. Il permet d'extraire de façon globale, sur des zones identifiées, les volumes de bois mobilisables résultant des programmes de coupes. Les coopératives, dont Forêts & Bois de l'Est, peuvent donc donner une meilleure lisibilité à leurs clients sur les ressources réellement disponibles à long terme, dans le domaine du bois énergie objet de cette recherche mais aussi dans toutes les autres catégories de bois.

A l'heure où des voix s'élèvent pour dénoncer le manque de fiabilité des études de ressources en bois dans notre pays, cela constitue une réponse particulièrement pertinente.

mercredi 30 juin 2010

Un livre pour donner envie de consommer du bois durable

Un livre superbe vient d'être édité par Delachaux et Niestlé, écrit par Christel LECA sur une commande de PEFC France. De très nombreuses illustrations composent cet ouvrage et mettent parfaitement en valeur le matériau bois, dans sa dimension durable.

A travers quelques exemples bien choisis d'usage du bois, la notion de gestion durable de la forêt y est parfaitement expliqué. L'approche se veut accessible à tous les consommateurs. Il est pédagogique, esthétique et devrait attiser le désir des consommateurs pour ce matériau aux nombreuses vertues.

A lire et à faire lire.

L'ouvrage est disponible au prix de 23,75 € auprès de PEFC France ou encore sur le site de ventes électronique FNAC.com et bien sûr en librairie au prix de 25 €.

mercredi 23 juin 2010

Colloque : "Les besoins en bois de l'industrie du sciage résineux"


Le colloque organisé le 19 juin 2010 dans le cadre d’EUROFOREST a été un véritable succès : le chapiteau d’EUROFOREST s’est révélé trop petit pour accueillir les participants. En plus des 120 places assises de nombreux personnes ont du suivre les conférences debout. De très nombreuses personnalités du monde de la forêt et du bois étaient présentes (notamment les Présidents de l’UCFF et de la FNB).

Le colloque répond à une interrogation forte tant de l’industrie du sciage résineux et de celle des producteurs forestiers. C’est la raison pour laquelle il a été placé sous le double patronage de l’Union de la Coopération Forestière Française (UCFF) et de la Fédération Nationale du Bois (FNB).
En introduction, Laurent DENORMANDIE, Président de la FNB, prenait la parole à la fois en son nom et en celui de Marie de L’ESTOILE, Présidente de l’UCFF pour souligner la convergence d’analyse entre les deux fédérations. L’industrie du sciage s’est considérablement développée ces 10 dernières années à partir des plantations résineuses du Fonds Forestier National (FFN). Cette ressource est appréciée. Or, on assiste à une chute des reboisements qui met en péril l’ensemble de la filière bois.

Le colloque s’est déroulé en 3 parties :

1. Demande du marché et évolution de la scierie résineuse (animation Alain PREVOSTO, Directeur commercial de CFBL)
- Philippe SIAT, PDG de SIAT BRAUN a présenté les évolutions des entreprises de sciage depuis 10 ans,
les besoins en matière première, les volumes des produits transformés, les investissements.
- Pierre PIVETEAU, PDG de la scierie PIVETEAU Bois a présenté l’évolution du matériel de sciage, ligne
automatisée de sciage, profilage, séchage, et rabotage.
- Jean-Pascal ARCHIMBAUD, PDG de la scierie ARCHIMBAUD a parlé de la valorisation des connexes
(granulé, paillage..) et de la cogénération.
- Jean-Louis FERRON (Secrétaire Général de FRANCE DOUGLAS) a montré l’évolution des plantations de
Douglas et leur trop faible niveau actuel au regard des besoins de l’industrie. Il a également insisté sur
les spécificités techniques du Douglas, et notamment ce qui concerne le duramen.
- Jean-Claude SEVE, PDG du Groupe MONET SEVE a insisté sur l’évolution des marchés, contre collé, bois
massifs reconstitués, les normes CE, l’évolution des marchés et en corolaire les qualités des bois
demandées par l’industrie du sciage.


2. L’état de la ressource en forêt (animation Lionel SAY, Directeur Général de CFBL)
- Ludovic GUINARD (FCBA) a présenté le décalage entre une ressource théorique et une ressource
réellement mobilisable en faisant un focus sur le Limousin, l’Auvergne, la Bourgogne.
- Philippe LADEN (CRPF Lorraine Alsace) a dévoilé les premiers résultats sur le non renouvellement des
plantations d’Epicéa de petite taille après coupe rase dans les Vosges.
- Vincent NAUDET (Président du Syndicat des Pépiniéristes) a montré la chute vertigineuse des ventes
de plants d’Epicéa et de Douglas en France depuis 30 ans.
- Michel MOULIN (Directeur Technique de CFBL) a présenté les techniques innovantes de plantation de
résineux permettant de réduire le coût des reboisements, avec notamment la plantation mécanisée.
- Jean-Charles BASTIEN a développé trois thèmes :
. Les vergers à graine permettent une amélioration significative des qualités génétiques des plants
. Ils procurent une grande variété génétique qui sera utile dans l’hypothèse des changements
climatiques.
. Le coût d’un plant amélioré s’amortit très vite pour le sylviculteur.

3. L'atelier de discussion :
Cette partie du colloque a permis une série d’échanges. Figuraient sur l’estrade outre les intervenants : Pierre-Olivier DREGE (Directeur Général de l’Office National des Forêts), Marc d’USSEL (Propriétaire forestier en Limousin), Cyrille DUCRET (PDG du Groupe DUCRET), Lionel SAY (Directeur Général de CFBL). Chaque nouvel arrivant a fait une intervention. Un jeu de questions réponses s’est établit avec la salle.

En conclusion du colloque, il est ressorti à l’unanimité des intervenants sur les points suivants :
1. La scierie résineuse a beaucoup évoluée. Elle est aujourd’hui performante.
2. La construction consomme de plus en plus de bois. Il faut répondre à ces besoins.
3. Les scieries ont besoin de bois régulier avec de petits nœuds. La ressource de ces bois que l’on trouve
dans les plantations de 1950 à 1990 se raréfie car le niveau de plantation est trop faible.
4. Il y a un besoin urgent de relancer les plantations de résineux.

Il reste à persuader les pouvoirs publics et trouver les moyens à trouver pour motiver les propriétaires d’agir !

Vous trouverez ci-joint le résumé de l'atelier de discussions
Article tiré du site Internet de notre consoeur CFBL.

jeudi 10 juin 2010

Une première en France : un observatoire du prix des bois commercialisés par les coopératives forestières


L’observatoire économique du prix des bois commercialisés par les coopératives forestières a été développé par l’UNION DE LA COOPERATION FORESTIERE FRANCAISE (UCFF) dans le cadre d’un projet porté par l’interprofession FRANCE BOIS FORET.
Ce projet consiste à mettre en place un observatoire économique des prix du bois commun basé sur les différentes estimations des acteurs clés de la filière forêt‐bois. Ces acteurs sont liés par une convention qui les engage à livrer des données chiffrées relatives aux prix de bois chaque trimestre à FRANCE BOIS FORET.



Dans le cadre de cette convention, l’UCFF a mené les travaux qui lui ont permis d’aboutir à l’observatoire des prix de bois des coopératives forestières. C’est pour le moment l’unique acteur engagé dans cette convention à avoir développé un outil de cette précision, totalement automatisé et relevant d’un ensemble de données cohérentes.
Au delà de l’opportunité du projet de FRANCE BOIS FORET, l’UCFF souhaitait depuis longtemps affiner l’exploitation des informations sur les volumes et les prix du bois, pour permettre aux propriétaires forestiers de mieux évaluer les prix du marché du bois.
Les coopératives forestières, directement en contact avec les propriétaires forestiers, ont en effet constaté que ces derniers manquaient de références de prix pour la mise en marché de leurs bois. Les seules références de prix de bois sur pied, mélangeant par nature des qualités de bois trop disparates, ne permettaient pas de mener de véritables analyses de marché, ni de comprendre ou d’anticiper les évolutions des différents segments de ce marché.
L’extraction automatisée des informations chiffrées des coopératives et leur centralisation au sein de l’UCFF avaient déjà été testées avant ce projet. Cette extraction automatisée a été rendue possible du fait de l’homogénéité des outils informatiques développés dans la plupart des coopératives forestières, base d’un puissant réseau d’échanges.
Les travaux menés dans le cadre de la mise en place de cet observatoire ont permis de systématiser ces extractions et de développer une méthode pour sélectionner ces informations et les traiter de façon cohérente afin de pouvoir en ressortir une analyse pertinente.

Présentation de l’outil
L’observatoire économique du prix des bois commercialisés par les coopératives forestières apporte un éclairage nouveau par rapport aux précédentes mercuriales de prix de bois sur pied : il ne se limite pas à un regroupement d’informations sur les ventes de bois de toutes formes et destinés à différents usages, mais s’applique à des produits réels, aux qualités et aux volumes spécifiques destinés à un usage déterminé (charpente, emballage).
Le travail essentiel réalisé dans le cadre de l’observatoire économique consiste à sélectionner, classer et mettre en relation les informations de façon cohérente.
Les données récoltées se basent sur les factures de ventes en fonction du mode de vente, du produit et de l’essence.

Elles sont ensuite consolidées par le biais d’un traitement statistique, qui permet d’obtenir une information homogène, et ainsi une agrégation cohérente des séries statistiques.
L’observatoire économique délivre deux indicateurs sur chaque graphique : un indice de prix, permettant de suivre les variations du prix unitaire, et un indicateur de pertinence, présentant le volume de transactions traitées (plus les volumes sont élevés, plus l’évolution du prix mise en évidence est fiable).
Les données annoncées par l’observatoire économique se basent sur un volume total vendu d’environ 5 millions de m3 annuels, ce qui permet à l’outil d’avoir une telle précision.

Les perspectives de l’observatoire
Par le biais de l’observatoire économique, les coopératives forestières entendent donner aux propriétaires forestiers des références sur les prix du marché, notamment en termes de produits réels destinés à des usages différents. Cet outil pourrait donc devenir une véritable référence de la filière forêt‐bois.
Dans cet objectif, l’UCFF s’est engagé à publier les données de l’observatoire économique tous les 3 mois, pour que les propriétaires forestiers bénéficient d’un outil fiable et régulier en matière de prix du bois.

Télécharger l'observatoire des prix des bois de l'UCFF