mardi 25 juin 2013

L'équipe technique de Forêts & Bois de l'Est en visite à la scierie SIAT

Fournisseur historique et important de la plus grande scierie française, Forêts & Bois de l'Est était invitée le 20 juin dernier à visiter ses toutes nouvelles installations.


Une vingtaine de salariés avaient fait le déplacement découvrant pour la plupart pour la première fois ce superbe outil industriel.

La visite a débuté par un parc à bois truffé de technologie, où les grumes sont passées au rayon X pour être classées dans un des plus grand trieur existant en Europe. C'est un outil dont la technicité permet d'optimiser la ressource qui, dans nos régions, est plus hétérogène que dans le reste de l'Europe. Cet investissement très récent va donner sa pleine puissance dans les deux années à venir et donne déjà à la scierie SIAT un avantage compétitif considérable.

La scierie ensuite date de près de 10 ans, après un incendie ayant ravagé la précédente installation. Ce n'est pas une scierie très impressionnante par sa taille puisqu'elle transforme environ 600 000 m3 de bois par an, contre le double pour les 10 plus grosses scieries européennes. Mais elle est ingénieuse, là encore à la pointe de la technologie et probablement une des toutes premières en matière de rendement matière en Europe.


Viennent ensuite les deux nouvelles pépites de cette entreprise industrielle décidément très innovante et dynamique : il s'agit d'une usine de fabrication de granulés de bois pour l'énergie, les fameux pellets et d'une centrale à co génération électrique. Ces deux installations valorisent les sous produits de la scierie comme la sciure et les écorces.

Toute l'équipe technique de Forêts & Bois de l'Est est repartie de cette journée fort impressionnée de la pertinence de l'organisation de cette usine et de son développement très intelligemment mené. Ils ont également apprécié l'accueil chaleureux de Philippe SIAT le PDG.

Il a été évident pour chacun que cet outil est porteur d'un formidable développement pour toute la filière interrégionale, à commencer par notre coopérative dont la scierie est un des principaux clients depuis de nombreuses années.

La taille de l'outil impressionne et peut faire peur à certains qui ont encore l'image d'une filière bois artisanale. Mais elle est un gage de compétitivité face aux industries concurrentes d'Allemagne, d'Autriche ou des pays scandinaves. C'est donc salutaire pour notre forêt que des outils comme ceux là existent et se développent à nos portes. Il faut s'en réjouir mais aussi s'organiser pour répondre correctement à ses besoins, tout en préservant pour les producteurs forestiers un juste partage de la valeur ajoutée produite.

Pour cela il faut passer du système ancestral de commercialisation des bois sur pied à un système contractuel, permettant une négociation gagnant - gagnant. Pour que cette chance d'avoir une aussi belle entreprise à nos portes ne se transforme pas en une forme d'asservissement des producteurs forestiers, il faut donc qu'ils se regroupent plus et parlent d'égal à égal avec cette scierie et d'autres industries.

mardi 26 mars 2013

Bois énergie et politique forestière au menu de l'assemblée générale

L'assemblée générale de Forêts et Bois de l'Est se déroulait à Metz ce vendredi 22 mars. Cette réunion a été l'occasion pour les adhérents de visiter les installations de la centrale biomasse de Metz Chambière. L'après midi fut plus particulièrement consacré à deux conférences.

La première de ces conférences prolongeait les visites de la matinée. Michel WANNENMACHER - directeur technique de l'UEM - a tout d'abord présenté les motivations et l'historique du projet de centrale à biomasse. Il en a profité pour souligner le rôle prépondérant joué par la coopérative dans la construction du plan d'approvisionnement de l'installation. Il s'est également réjouit des bonnes relations et de la qualité des fournitures apportées chaque jour à la centrale par la coopérative. La présentation de Michel WANNEMACHER n'est pas disponible en ligne mais vous pouvez retrouver tous ses éléments sur le site web de l'UEM 

Henri PLAUCHE GILLON, Président de Forestiers Privés de France, du Centre National de la Propriété Forestière et de l'Union Forestière de l'Est a ensuite développé les thèmes de la relation entre les propriétaires forestiers et l'aval, du rôle des coopératives et de la structuration de la filière. Il a clairement mis en avant l'importance pour le secteur de la première transformation de s'intéresser à l'aval de son secteur d'activité et pas à l'amont, comme c'est encore trop souvent le cas aujourd'hui. Pour cela, il a souligné la nécessité de faire évoluer les modes de vente du bois, en abandonnant la vente sur pied au profit des contrats d'approvisionnement de produits récoltés, triés et classés.

Nous mettons à disposition de nos lecteurs la présentation du président PLAUCHE GILLON

samedi 23 février 2013

Venez visiter la centrale biomasse de Metz Chambière

L'assemblée générale plénière de la coopérative se tiendra à Metz le 22 mars prochain avec au programme la visite de la centrale biomasse de Metz - Chambière. Cette installation est unique en France : elle fournit le chauffage d'environ 20 000 logements et produit en co génération de l'électricité.
Pour en savoir plus sur cette centrale rendez vous sur le site de l'UEM


Pour participer à cette visite, les adhérents devront s'inscrire lors des assemblées générales de section. Celles de Franche Comté et de Champagne se tiendront le 8 mars respectivement à Censeau dans le Jura et à Châlons en Champagne. Celle de Lorraine se tiendra le jour même à Metz. Chaque adhérent sera destinataire d'une convocation à ces différentes assemblées.

En prime, pour ceux qui le souhaitent, ils pourront visiter le Centre Pompidou de Metz.



mercredi 30 janvier 2013

Forêts & Bois de l'Est à la télévision sur M6

Insolite : une séquence sur l'exploitation forestière dans l'émission Turbo de M6. A l'occasion de l'essai de la nouvelle Fiat Panda 4X4, Dominique CHAPATTE rencontre Patrice MATHIEU, technicien de la Coopérative qui lui présente un chantier d'éclaircie mécanisée.




vendredi 13 juillet 2012

Le mouvement des coopératives forestières en France

Une coopérative forestière est par définition un outil de mise en commun des moyens, une organisation de producteurs capable de relier l’industrie à la forêt. Chaque année en France, le nombre de propriétaires qui font confiance à la coopération forestière augmente. Aujourd’hui, plus de 2 millions d’hectares de forêt privée française sont confiés aux coopératives, ce qui signifie une part de marché significative (20 % du marché total de bois commercialisé). La coopération forestière est parfois critiquée dans son action, à cause des failles sur les chantiers forestiers, mais de gros efforts sont consentis en matière de formation professionnelle. Lors de cette année internationale des coopératives (2012), l’Union de la coopération forestière française (UCFF) est très attentive aux attentes et réticences des producteurs forestiers. L’auteur de l’article insiste sur plusieurs valeurs qui sont au cœur du projet coopératif : transparence, équité et engagement. Ces valeurs impliquent l’acceptation de contraintes fortes de la part des organisations, qui sont contrôlées par le Ministère de l’agriculture et le Haut Conseil de la coopération agricole. Tous les producteurs associés ont accès à la totalité des comptes annuels et peuvent participer à l’assemblée générale. L’engagement est un principe fondamental de l’adhésion à une coopérative, il peut être total ou partiel, le propriétaire peut choisir des services à la carte, adaptés à ses choix et sa situation. En ce qui concerne les choix de gestion, la coopérative ne définit pas la gestion des massifs qui lui sont confiés, c’est bien le propriétaire qui reste seul décideur de son choix. Son interlocuteur, technicien, est là pour éclairer ce choix. Concernant la mise en marché des bois, 94 % des volumes de bois commercialisés par les coopératives le sont sous forme de vente directe aux usines de transformation du bois, par « contrat d’approvisionnement », en produits triés et calibrés. [C.S.]

Cet article est repris de la publication Forêt Wallone -  Ducray P. [2012]. Coopératives forestières. Vraies/fausses idées. Forêt de France 554 : 23-29 [9 p., 1 fig.].

Un contrat d’approvisionnement : pourquoi ?

La lettre d'information Forêt Wallone du mois de juillet 2012 résume un article paru dans le numéro spécial de Forêts de France en juin 2012 :  

"On parle régulièrement de l’existence de contrat d’approvisionnement. L’interview évoquée ici est l’occasion d’aborder un peu ce sujet qui reste souvent énigmatique en Wallonie, mais dont la place grandit continuellement en France. Un contrat d’approvisionnement est un accord entre un client et un producteur, le producteur étant souvent une coopérative en France. Dans ce type de contrat, on ne recherche pas à faire la bonne affaire du moment, mais plutôt à valoriser sur le moyen, voire le long terme, ses produits. Le contrat décrit alors précisément la durée, les quantités, qualités et prix des produits à l’avance. L’intérêt pour l’industriel est principalement d’avoir un approvisionnement assuré pendant une période déterminée, avec un produit défini et un prix fixé : les transformateurs peuvent donc mieux s’organiser et passer plus de temps à améliorer la transformation plutôt qu’à chercher du bois. Le propriétaire peut quant à lui écouler une partie de ses ressources à un prix convenu, avec une garantie de débouché pour ses produits, pour les bonnes et moins bonnes périodes. Cela permet aussi de travailler de manière plus régulière et non par « à coups ». Les acheteurs d’un contrat d’approvisionnement sont aussi prioritaires à plusieurs niveaux, par rapport aux autres acheteurs et vendeurs de bois plus irréguliers. Si le contrat a été bien négocié, il peut en résulter un véritable partenariat sur le long terme entre deux acteurs, bénéfiques aux deux parties qui ne doivent pas chercher tous azimuts à vendre ou acheter du bois. Pour des coopératives forestières regroupant un grand nombre d’adhérents, cela permet une certaine stabilité dans le souci de l’intérêt collectif. [B. de P.]"

Cet article est un extrait publié par Forêt Wallone - Jobin N., Klotz J. [2012]. Le contrat d’approvisionnement pour sécuriser les ventes. Forêt de France 554 : 30-31 (2 p.).