Après plus de 40 jours d'arrêt brutal de la vie économique de notre pays, la filière bois n'arrive pas à sortir de sa torpeur, en particulier dans l'Est de la France. Dans le même temps, cette "quarantaine" a été marquée par des températures et une absence de pluviométrie extrêmement inquiétantes pour la santé de nos forêts.
On pense bien évidemment en premier lieu à la prolifération des scolytes qui ont bénéficié des meilleures conditions pour leur premier envol de l'année.
Des bois qui sont attaqués et un marché en berne représentent un désalignement des planètes rarement rencontré malheureusement.
Et pour la première fois depuis de nombreuses années, votre coopérative, comme toutes les entreprises de la filière, manque de solutions pour agir efficacement. Bien qu'elle reste malgré tout une des seules à continuer de se battre pour apporter appui à ses adhérents et plus généralement à la forêt privée, pour l'exploitation des bois touchés par l'insecte.
Les flux ferroviaires vers l'Ouest de la France se poursuivent, de même que par voie routière, à rythme élevé. Les produits de trituration sont particulièrement demandés et c'est une chance d'avoir mis en place ces flux.
En revanche, les produits destinés à la construction sont en panne sèche, que ce soit localement ou dans l'Ouest de la France. C'est LE problème qui freine l'ensemble de l'action de lutte.
Dans une coupe de bois scolytés, plusieurs produits sont présents dans un ordre de valorisation décroissant : des bois d'oeuvre destinés à la charpente, d'autres à l'emballage et au coffrage, des bois de papeterie pour le papier journal ou magazine et pour finir des bois de trituration pour le papier kraft ou le carton. Ceux dont il est question pour les enlèvements par train.
Les qualités les plus valorisantes n'ont aucun débouché depuis 40 jours et n'en auront pas de façon significative avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans les zones situées près du massif vosgien.
le massif jurassien s'en tire mieux avec son tissu de petites scieries plus traditionnelles disposant de marchés de proximité ou de niches. Et il faut bien le dire des partenaires scieurs plus enclins à entretenir de bonnes relations avec leurs fournisseurs fidèles.
Pour sortir de cette ornière, seul le redémarrage sérieux du secteur de la construction pourra représenter un levier efficace.
Le niveau d'activité de ce secteur était tombé à 18% de son activité normal en France, comme dans nos régions de l'Est. À la mi avril, une légère reprise s'est amorcée avec une progression à 40%. Depuis, l'amélioration semble marquer le pas ou tout au plus s'est mise à progresser beaucoup plus lentement. Pas assez pour permettre à la machine de repartir. Les fournisseurs des constructeurs avaient des stocks conséquents en début de printemps et n'ont pas encore fini de les écouler. Ils ne commandent que quelques volumes faibles aux industries du sciage. Celles-ci ont tenté une relance dès le début avril mais là encore la machine a hoqueté et a poursuivi son rythme extrêmement ralenti. Et bien entendu, ces scieries avaient elles mêmes des stocks qui ne les rendent pas acheteuses de grumes pour l'instant.
L'industrie du panneau dont les débouchés sont orientés sur le même marché de la construction et sur celui de l'ameublement non moins affecté (33% de niveau d'activité au 15 avril) est à l'arrêt.
Face à cette situation, Forêts & Bois de l'Est s'est adaptée. Tout d'abord en réduisant son temps de travail pour le rendre équilibré avec son niveau d'activité et ne pas laisser courir des charges non productives. Mais réduction de temps de travail ne veut pas dire arrêt des activités car il faut être en capacité de repartir très rapidement dès que l'activité se relancera, même partiellement.
Tous les leviers mis à disposition par l'État ont été utilisés pour sécuriser le présent de la coopérative et son avenir : chômage partiel indemnisé, report des échéances des concours financiers et des charges sociales ou taxes, prêts de trésorerie, ... Les démarches administratives ayant été réalisées et les accords obtenus, il ne manque plus que le versement des aides pour régler pour assurer la période de ralentissement et la reprise attendue.
La brutalité de la survenance de ces événements nous avaient amené temporairement à geler les règlements de nos apports et achats de bois, en attendant de percevoir ces aides. D'ores et déjà les échéances de mars et début avril ont été payées. Et le retard restant le sera dans les jours à venir.
Ce contexte nous amènera également à repousser les délais d'exploitation des coupes contractualisées en raison du cas de force majeure que représentent les décisions gouvernementales. Enfin, la coopérative jouera à plein sont rôle en mutualisant les éventuelles pertes sur les stocks de résineux existant au 13 mars et qui n'auront pas pu être livrés dans des conditions satisfaisantes.
Nous remercions par avance nos adhérents de leur patience et de leur compréhension. Comme toujours, la coopérative fera tout ce qui est en ses capacités pour défendre leurs intérêts et minimiser les impacts de cette crise inédite et gravissime. C'est son ADN ainsi que l'engagement de ses administrateurs et de ses salariés.
Elle ne baissera pas les bras cette fois-ci encore, malgré la violence de la déflagration économique qui touche le monde entier. Son statut particulier, sa position l'amenant à défendre les intérêts collectifs de ses membres et son mode de gouvernance seront n'en doutons pas un atout majeur.
mercredi 29 avril 2020
mercredi 8 avril 2020
jeudi 2 avril 2020
Covid-19 : Comment évolue l'activité de la coopérative ?
L'activité de valorisation des bois feuillus se poursuit. Après de nombreuses fermetures de sites dès après l'annonce des mesures gouvernementales, les scieries de feuillus s'approvisionnent à nouveau. L'ensemble des bois exploités par la coopérative sera à priori valorisé dans des conditions quasi normales. Même les hêtres que nous avions craint voir se détériorer bord de route.
Nos équipes, bien qu'en chômage partiel assurent les réceptions clients et les enlèvements de bois dans des conditions satisfaisantes.
L'activité de Bois d'Oeuvre résineux est beaucoup plus dégradée car beaucoup de scieries sont à l'arrêt et reprennent beaucoup plus lentement que dans le feuillu. C'est d'autant plus surprenant que les carnets de commandes semblent mieux pourvus en résineux qu'en feuillus à l'heure actuelle.
Ce fort ralentissement de la demande en bois ronds résineux est très handicapant pour la coopérative et freine la récolte des bois scolytés au pire moment de l'année.
Les flux de bois vers l'Ouest se sont fortement ralentis en raison de la difficulté de trouver des transporteurs. Le train affrété chaque semaine à Raon l'Étape poursuit ses rotations pour évacuer les petits bois secs.
L'activité de peuplier, en Champagne Ardenne est très ralentie en raison de la fermeture totale des industries du contreplaqué en Italie. En France, les sites de production de déroulage reprennent progressivement leurs activités.
Au global, c'est plus de 70% de l'activité de vente de bois qui est à l'arrêt aujourd'hui. les effectifs affectés à cette activité, ainsi que les services administratifs, les services supports et l'encadrement chôment 3 jours par semaine actuellement.
Seules les activités de Sylviculture et de Gestion fonctionnent normalement ou presque. Les plantations se déroulent dans de bonnes conditions. Nous avons même pu ajouter de nouveaux chantiers qu'il était prévu d'annuler par manque de plants de certaines essences. De nombreuses entreprises ayant choisi de suspendre tout ou partie de leurs activités sylvicoles, la disponibilité en plants s'est sensiblement améliorée.
Pour les aspects pratiques, je vous reporte à l'article précédent, notamment pour ce qui concerne la façon de joindre vos interlocuteurs.
Nos équipes, bien qu'en chômage partiel assurent les réceptions clients et les enlèvements de bois dans des conditions satisfaisantes.
L'activité de Bois d'Oeuvre résineux est beaucoup plus dégradée car beaucoup de scieries sont à l'arrêt et reprennent beaucoup plus lentement que dans le feuillu. C'est d'autant plus surprenant que les carnets de commandes semblent mieux pourvus en résineux qu'en feuillus à l'heure actuelle.
Ce fort ralentissement de la demande en bois ronds résineux est très handicapant pour la coopérative et freine la récolte des bois scolytés au pire moment de l'année.
Les flux de bois vers l'Ouest se sont fortement ralentis en raison de la difficulté de trouver des transporteurs. Le train affrété chaque semaine à Raon l'Étape poursuit ses rotations pour évacuer les petits bois secs.
L'activité de peuplier, en Champagne Ardenne est très ralentie en raison de la fermeture totale des industries du contreplaqué en Italie. En France, les sites de production de déroulage reprennent progressivement leurs activités.
Au global, c'est plus de 70% de l'activité de vente de bois qui est à l'arrêt aujourd'hui. les effectifs affectés à cette activité, ainsi que les services administratifs, les services supports et l'encadrement chôment 3 jours par semaine actuellement.
Seules les activités de Sylviculture et de Gestion fonctionnent normalement ou presque. Les plantations se déroulent dans de bonnes conditions. Nous avons même pu ajouter de nouveaux chantiers qu'il était prévu d'annuler par manque de plants de certaines essences. De nombreuses entreprises ayant choisi de suspendre tout ou partie de leurs activités sylvicoles, la disponibilité en plants s'est sensiblement améliorée.
Pour les aspects pratiques, je vous reporte à l'article précédent, notamment pour ce qui concerne la façon de joindre vos interlocuteurs.
jeudi 26 mars 2020
La coopérative après deux semaines de confinement
Depuis le début du confinement, nous n'avions pas pu communiquer auprès de nos adhérents de manière globale. C'est pourquoi nous vous proposons de réutiliser cette page laissée plusieurs années en sommeil pour vous informer régulièrement de la situation.
Nous avons du, comme toutes les entreprises, fermer nos bureaux aux visites extérieures. Seuls quelques collaborateurs assurent une permanence afin de réceptionner des livraisons de fournitures et gérer le courrier.
Tous les autres travaux de bureau sont effectués en télétravail.
De ce fait, nos standards téléphoniques sont fermés jusqu'à une reprise normale du travail. En cas de besoin, nous vous suggérons de nous contacter aux adresses mail suivantes :
Vous pouvez également joindre votre technicien directement sur son téléphone portable. Pour connaitre le technicien de la zone qui vous concerne rendez vous sur notre site Internet à la page Organisation et contacts : http://www.foretsetboisdelest.com/organisation-contacts/zone-d-action-contacts.html
Notre activité de vente de bois a chuté de 70% en moyenne, et de 90% dans les secteurs ou produits les plus touchés. L'ensemble de nos équipes techniques encadrant les exploitations forestières, les équipes administratives, les différents services support, ainsi que l'encadrement et la direction sont en congés et/ou chômage partiel les semaines 13 et 14. Notre activité sera ajustée pour les semaines suivantes, en fonction de l'évolution de l'activité de nos clients.
De même nos activités de bucheronnage sont pratiquement entièrement arrêtées en raison de stocks de bois importants impossibles à écouler. Seules les opérations de débardage sont en cours, dans la mesure où la météo le permet et que les bois sont déjà coupés.
Les activités de sylviculture et en particulier les plantations sont réalisées normalement, nos équipes n'ont pas été contraintes de réduire leur temps de travail. Notre activité de gestion tourne également normalement ou presque.
Nous nous sommes donc préparés et organisés à tenir un mois ou plus dans cette configuration.
Nous ferons tout ce qui est dans notre pouvoir pour valoriser correctement les bois verts en résineux ou feuillus actuellement en stocks bord de route. En revanche, nous ne voyons malheureusement pas de solution à court terme pour reprendre les exploitations de bois scolytés. Nous travaillons avec les Interprofessions FIBOIS et nos partenaires scieurs pour chercher des solutions à travers des opérations de stockage et des accords Interprofessionnels.
En accord avec le conseil d'administration, le paiement des apports de bois des adhérents a été temporairement gelé. Cette mesure vise à laisser le temps à la coopérative de mettre en place avec ses partenaires bancaires les lignes de trésorerie nécessaire au financement court terme. Chaque adhérent concerné en sera averti individuellement.
Sachez que le personnel de la coopérative est totalement mobilisé et impliqué pour passer cette période compliquée avec le moins d'impact possible pour les adhérents et leur patrimoine ainsi que pour l'entreprise.
Nous souhaitons à tous d'être préservé de la maladie.
Surtout soyez très prudents.
Alain JACQUET
Nous avons du, comme toutes les entreprises, fermer nos bureaux aux visites extérieures. Seuls quelques collaborateurs assurent une permanence afin de réceptionner des livraisons de fournitures et gérer le courrier.
Tous les autres travaux de bureau sont effectués en télétravail.
De ce fait, nos standards téléphoniques sont fermés jusqu'à une reprise normale du travail. En cas de besoin, nous vous suggérons de nous contacter aux adresses mail suivantes :
- Siège social : contact@foretsetboisdelest.com
- Agence Lorraine : agence.lorraine@foretsetboisdelest.com
- Agence Franche Comté : agence.franche-comte@foretsetboisdelest.com
- Agence Champagne Ardenne : agence.champagne-ardenne@foretsetboisdelest.com
Vous pouvez également joindre votre technicien directement sur son téléphone portable. Pour connaitre le technicien de la zone qui vous concerne rendez vous sur notre site Internet à la page Organisation et contacts : http://www.foretsetboisdelest.com/organisation-contacts/zone-d-action-contacts.html
Notre activité de vente de bois a chuté de 70% en moyenne, et de 90% dans les secteurs ou produits les plus touchés. L'ensemble de nos équipes techniques encadrant les exploitations forestières, les équipes administratives, les différents services support, ainsi que l'encadrement et la direction sont en congés et/ou chômage partiel les semaines 13 et 14. Notre activité sera ajustée pour les semaines suivantes, en fonction de l'évolution de l'activité de nos clients.
De même nos activités de bucheronnage sont pratiquement entièrement arrêtées en raison de stocks de bois importants impossibles à écouler. Seules les opérations de débardage sont en cours, dans la mesure où la météo le permet et que les bois sont déjà coupés.
Les activités de sylviculture et en particulier les plantations sont réalisées normalement, nos équipes n'ont pas été contraintes de réduire leur temps de travail. Notre activité de gestion tourne également normalement ou presque.
Nous nous sommes donc préparés et organisés à tenir un mois ou plus dans cette configuration.
Nous ferons tout ce qui est dans notre pouvoir pour valoriser correctement les bois verts en résineux ou feuillus actuellement en stocks bord de route. En revanche, nous ne voyons malheureusement pas de solution à court terme pour reprendre les exploitations de bois scolytés. Nous travaillons avec les Interprofessions FIBOIS et nos partenaires scieurs pour chercher des solutions à travers des opérations de stockage et des accords Interprofessionnels.
En accord avec le conseil d'administration, le paiement des apports de bois des adhérents a été temporairement gelé. Cette mesure vise à laisser le temps à la coopérative de mettre en place avec ses partenaires bancaires les lignes de trésorerie nécessaire au financement court terme. Chaque adhérent concerné en sera averti individuellement.
Sachez que le personnel de la coopérative est totalement mobilisé et impliqué pour passer cette période compliquée avec le moins d'impact possible pour les adhérents et leur patrimoine ainsi que pour l'entreprise.
Nous souhaitons à tous d'être préservé de la maladie.
Surtout soyez très prudents.
Alain JACQUET
Libellés :
coopérative
vendredi 13 mars 2015
Le traitement des grumes … … du bon usage des produits phytosanitaires
Avec la douceur printanière, le
risque de piqûre pour les grumes et billons de sapin ou d’épicéa stockées sur place
de dépôt va apparaître… c’est l’occasion de faire quelques rappels sur le
traitement des bois et les règles à mettre en œuvre.
La piqûre, c’est quoi ?
Derrière ce terme générique se
trouve un insecte, le scolyte liseré. Pendant son cycle de reproduction, il
creuse des galeries dans le bois (jusqu’à 10 cm) qui sont ensuite rapidement
envahies par des champignons responsables de la dépréciation du bois. Les
attaques sont limitées à la période d’essaimage du scolyte, soit environ 2 mois
entre mi-mars et mi-juin selon les conditions météorologiques. Durant cette
période, des traitements préventifs et curatifs sont possibles sur place de
dépôt. Ces interventions raisonnées se font dans un cadre réglementaire strict
et selon des modalités techniques précises pour obtenir une bonne efficacité
tout en limitant au maximum les risques liés à l’utilisation des produits
phytosanitaires.
Ces traitements sont réalisés par
pulvérisation d’un des produits phytopharmaceutiques autorisés pour l’usage
« Forêt-Traitement des bois abattus ». Actuellement, il existe 2
substances actives homologuées, la cyperméthrine et la lambda-cyalothrine,
déclinées sur 3 spécialités commerciales (Forester, Profore et Karaté Forêt).
Que dit la réglementation ?
Les
entreprises qui vendent ces produits, qui conseillent sur leurs utilisations ou
qui les appliquent en prestation de services, doivent obtenir un agrément du ministère en charge de la
forêt (DRAAF). Pour cela, elles doivent obtenir une certification, posséder un
contrat avec un organisme certificateur agréé et avoir une assurance
responsabilité civile professionnelle couvrant les activités soumises à
agrément. Des audits de contrôle et de certification sont alors régulièrement
réalisés. Un suivi des achats et des stocks de produits phytosanitaires est à
assurer. Les personnels de ces entreprises doivent également obtenir le
certificat individuel dit « Certiphyto » correspondant à leur
activité.
Les
propriétaires forestiers et les exploitants qui traitent leur propre bois
devront également avoir leur « Certiphyto » à partir du 26 novembre
2015. D’ici là, pour acheter les produits, ils doivent justifier de leur
qualité de professionnel par la fourniture d’un numéro SIREN avec une activité
sylviculture (code NAF : A02.1) ou en produisant une référence à un
document de gestion durable défini dans le Code Forestier.
Quelles sont les pratiques réglementaires ?
Toutes ces dispositions ont pour
objectif la réduction et l’amélioration de l’utilisation des produits
phytosanitaires. Parmi les recommandations communes, rappelons les
principales :
·
Respecter les doses indiquées dans les fiches
techniques des produits, voire les réduire. En effet, l’expérience de certains
montre qu’il est possible de traiter efficacement avec des doses moindres. Signaler
les piles de bois traitées car le produit a un « délai de rentrée »
de 48 h : pendant cette durée, personne ne doit accéder aux lieux où a été
appliqué le produit.
·
Respecter les ZNT (Zones Non Traitées) par
rapport à un point d’eau : fixée à 5 m sur les fiches techniques des
produits, la distance minimale d’application est portée à 6 m dans le cadre de
la certification PEFC et à 10 m par le règlement national d’exploitation de
l’ONF.
·
Vérifier que le bois à traiter n’est pas situé
dans un périmètre rapproché de protection de captage d’eau potable, où les
traitements sont interdits.
·
Connaître les volumes à traiter pour bien
déterminer le volume de bouillie à préparer et ainsi ne pas avoir d’excédents à
gérer comme déchets.
·
Ne pas traiter en cas de fort ensoleillement, de
chaleur ou de vent. La réglementation interdit tout traitement avec un vent
supérieur à 19 Km/h.
·
Vérifier le bon fonctionnement du matériel et
faire son étalonnage.
·
Eliminer les emballages vides par les services
de collecte spécifique et les eaux de rinçage et de lavage du matériel de
traitement selon les règles en vigueur.
Quelles techniques alternatives à envisager ?
La première alternative consiste
à réduire le recours à ces traitements et pour cela, à limiter au maximum les
volumes de bois stockés sur place de dépôt en période sensible soit en les
évacuant directement vers les parcs à grumes des scieries et industries du
bois, soit en décalant lorsque cela est possible les exploitations.
Le stockage sous arrosage, pour
les scieries qui ont conservé leurs aires, peut être une alternative mais les
coûts sont toutefois plus importants. Enfin, de nouvelles techniques méritent
d’être étudiées, telles que l’utilisation de filets imprégnés qui se pratique
en Suisse, mais les produits actuellement utilisés ne sont pas homologués en
France.
Les volumes de bois traités sur
place de dépôt représentent une très faible proportion du volume total
exploité. Bien que l’impact de ces traitements sur le milieu naturel soit
limité, les forestiers ne doivent toutefois pas sous-estimer les conséquences
de l’utilisation de ces produits. Les problèmes de pollution de nos rivières
karstiques sont multifactoriels et relèvent d’une responsabilité collective. Il
est donc important que chaque acteur de la filière s’approprie et mette en
œuvre ces bonnes pratiques. Elles contribuent à la crédibilité de la gestion
durable des forêts que nous revendiquons.
Comité d’Orientation Forêt Bois/DRAAF
jeudi 11 septembre 2014
La loi d'Avenir pour l'Agriculture, l'Agroalimentaire et la Forêt saluée par l'UCFF
Adoption définitive de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt à l’Assemblée nationale : l’UCFF salue l’action du Gouvernement pour inciter le regroupement des propriétaires forestiers.
La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt a été définitivement adoptée ce jeudi 11 septembre 2014 à l’Assemblée nationale. Sur le volet forestier, ce texte est structurant car, au-delà de conforter l’existence d’un fonds stratégique forêt-bois pour permettre les reboisements, le Gouvernement a donné une réelle orientation à la politique forestière en incitant les propriétaires à se regrouper : le Groupement d’intérêt économique environnemental forestier (GIEEF).
Le texte de la loi oriente les propriétaires vers la nécessité du regroupement pour exploiter le bois français. En France, seuls 2% des propriétaires privés possèdent plus de 25 ha. Or, le morcellement et l’éparpillement des surfaces forestières freinent la mobilisation des bois. Les coopératives forestières sont convaincues de la nécessité de regrouper la ressource des propriétés privées afin d’approvisionner avec fiabilité les industries du bois.
Cette disposition s’inscrit dans la lignée de la mesure DEFI Forêt, qui offre dès à présent, pour l’année 2014, un avantage fiscal (crédit d’impôt entre 18 % et 25 %) aux propriétaires forestiers de petites et moyennes surfaces investissant dans des travaux forestiers et dans la gestion de leur forêt via des contrats avec les coopératives forestières.
L’UCFF appelle le Ministre Stéphane LE FOLL à publier rapidement les décrets d’application de cette loi et à alimenter le fonds stratégique forêt-bois dès 2015. A travers cette loi, il est important de considérer le rassemblement des propriétaires forestiers comme une force pour la filière forêt-bois.
Contact de l’Union de la Coopération Forestière Française au 01 73 54 88 04 - nicolas.jobin@ucff.asso.fr.
L’UCFF rassemble les coopératives forestières réparties sur tout le territorial national.
L’UCFF en chiffres :
- 17 coopératives,
- 112 000 adhérents,
- 2 millions d’hectares gérés,
- 7 millions de mètres cubes de bois mobilisés par an,
- 20 000 ha reboisés,
- 900 salariés directs, 5 000 emplois indirects,
- 350 millions d’euros de chiffre d’affaires.
UCFF - 9 rue Buffault, 75009 PARIS
mardi 12 août 2014
Manque de bois : les propriétaires de forêts proposent plus de « concertation » aux scieries
Les propriétaires et gestionnaires de forêts ont appelé jeudi à une "concertation directe" avec les scieries afin de résoudre les problèmes d'approvisionnement en bois dont souffre la filière.
Il y a "nécessité d'établir une concertation directe entre producteurs et scieurs afin de connaître, d'une part, les besoins des scieurs liés à leur marché et, d'autre part, la possibilité de la forêt française d'y répondre", affirme dans un communiqué l'association France Forêts, qui regroupe les propriétaires privés, ainsi que les gestionnaires de forêts publiques (communes et ONF).
Lundi, la Fédération nationale du bois (FNB) a demandé au gouvernement des "mesures de sauvegarde" pour "gérer la pénurie" de bois à laquelle sont confrontées les scieries, due selon elle à une "défaillance" à mobiliser la ressource.
Au contraire, assure France Forêts, propriétaires et gestionnaires "se sont mobilisés pour permettre l'exploitation forestière lors des hivers 2012 et 2013, alors que les conditions climatiques étaient très défavorables et les risques de dégâts en forêt importants".
Ils ont aussi "massivement déstocké" les bois invendus en 2013, et accepté de commercialiser du bois en 2012 pour approvisionner les scieries, "alors que les prix étaient bas".
"Le prix du bois n'a pas augmenté au cours des 20 dernières années, pénalisant la gestion des forêts", ajoute l'association, qui insiste sur la nécessité de créer un observatoire économique sur les prix, les volumes et les pays vers lesquels le bois est exporté, alors que l'industrie française en manque.
France Forêts invite les scieurs à une réunion en septembre, pour examiner leur situation pour la saison prochaine.
La filière bois accuse le deuxième déficit commercial sectoriel de l'Hexagone. Elle a été inscrite sur la liste des 34 filières prioritaires de la "nouvelle France industrielle" du gouvernement.
Source AFP
mercredi 2 juillet 2014
Même la FAO le dit : les organisations de producteurs forestiers sont des solutions à privilégier
La FAO propose des moyens pour accroître la productivité des forêts
30 juin 2014 – Les peuples autochtones, les communautés locales et les petits exploitants privés possèdent ou gèrent une part croissante des forêts de la planète et peuvent de ce fait jouer un rôle important dans la lutte contre la déforestation et la réduction de la pauvreté, surtout s’ils se regroupent en organisations de producteurs, a indiqué l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans deux rapports publiés lundi.
Dans de nombreuses économies rurales, les entreprises forestières familiales ou communautaires contribuent fortement aux moyens d’existence des communautés locales. Malheureusement, le rôle essentiel qu’elles remplissent est souvent négligé par les politiques gouvernementales.
La contrainte principale provient de leur isolement les unes des autres ainsi que de leur éloignement des marchés, de l’information, des services aux entreprises, des décideurs politiques et des opportunités de financement et d’investissement.
Les deux rapports publiés par le Mécanisme forêts et paysans - un partenariat entre la FAO, l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) - affirment qu’une meilleure politique environnementale ainsi qu’un soutien ciblé aux petits producteurs forestiers et agricoles pour les aider à se regrouper en organisations de producteurs, pourraient renverser la situation.
« Le regroupement en organisations de producteurs forestiers et agricoles permet de surmonter la contrainte de l’isolement ainsi que d’autres contraintes sérieuses, notamment le manque de droits fonciers sécurisés et d’instruments pour le financement et le développement des entreprises », a déclaré l’expert forestier de la FAO, Jeffrey Campbell. « Ils sont en concurrence avec de grosses entreprises qui bénéficient souvent de traitements préférentiels et d’un bon accès aux marchés, aux financements et aux ressources.»
« Les gouvernements doivent fournir aux organisations de petits producteurs forestiers et agricoles un statut juridique et des services qui serviront leurs intérêts et contribueront à la réduction de la pauvreté rurale », a-t-il ajouté.
De son côté, le chercheur principal à l’IIED, Duncan Macqueen a souligné qu’il est très important de soutenir les producteurs forestiers et agricoles pour permettre de libérer le potentiel de la foresterie locale pour réduire la pauvreté tout en protégeant la forêt.
« Bien qu’ils jouent, en tant que groupe, un rôle important dans le commerce mondial, les petits producteurs forestiers, les peuples autochtones et les communautés locales sont souvent négligés lorsqu’il est question du rôle du secteur privé dans la gestion et la restauration des paysages forestiers », a souligné, pour sa part, le Directeur adjoint du Programme forêt et changement climatique de l’IUCN Chris Buss. « Il est, de ce fait, crucial de faire en sorte que les organisations de producteurs forestiers soient renforcées et autonomisées si nous voulons atteindre les objectifs du Défi de Bonn, soit la restauration de 150 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées à l’horizon 2020. Et cela aidera, à son tour, à atteindre les objectifs internationaux en matière de climat, de diversité et de développement »
+ voir 2 publi sur le site de la FAO, sur l'état des forêts (http://www.fao.org/forestry/fgr/64582/en/) et sur les ressources génétiques (http://www.fao.org/forestry/fgr/64582/en/)
mercredi 7 mai 2014
Berceau de l'Humanité, chance pour notre société : la Forêt
Jean Louis Gosset, adhérent de Forêts & Bois de l'Est de longue date et passionné de forêt, nous écrit pour faire partager sa vision de la forêt. Cet article lui a été inspiré par la récente "Journée Internationale de la Forêt". Et c'est bien volontiers que nous publions ces lignes.
La forêt, berceau de l'humanité et chance pour notre société du XXIè siècle ???
Réfléchissons quelques instants !
Combien de temps faut il à notre planète pour produire une tonne de pétrole ???
Quelques millénaires !!!...idem pour le charbon, le fer, et autres matières premières, indispensables pour tout et tous.
La seule matière première à se produire en permanence sous nos yeux : le bois Par qui et où ? : en forêt !!!
Dans le massif vosgien, celle ci produit 10 m3 par hectare et par an ; mais là ne s'arrêtent pas ses atouts et par voie de conséquence ses missions. Après avoir satisfait à cet apostolat économico - environnemental, s'y ajoutent ses missions sociétales, sociales, écologiques...toutes complémentaires et interdépendantes.
Par exemple : toutes les nuits , la forêt épure notre planète du CO2 que nos activités humaines produisent. Jours après jours, elle purifie notre eau, source de vie. Des millions de nos concitoyens s'y ressourcent, les fins de semaine...
Alors n'oublions pas que pour remplir ce formidable challenge ; le jardinier de la forêt dit le "Forestier" doit être respecté, écouté, encouragé, aidé, afin que demain il puisse transmettre à nos enfants et petits enfants ce trésor inestimable que nous a prêté nos parents et auquel nous consacrons une partie de notre vie : la Forêt.
Jean Louis GOSSET - Propriétaire forestier passionné.
La forêt, berceau de l'humanité et chance pour notre société du XXIè siècle ???
Réfléchissons quelques instants !
Combien de temps faut il à notre planète pour produire une tonne de pétrole ???
Quelques millénaires !!!...idem pour le charbon, le fer, et autres matières premières, indispensables pour tout et tous.
La seule matière première à se produire en permanence sous nos yeux : le bois Par qui et où ? : en forêt !!!
Dans le massif vosgien, celle ci produit 10 m3 par hectare et par an ; mais là ne s'arrêtent pas ses atouts et par voie de conséquence ses missions. Après avoir satisfait à cet apostolat économico - environnemental, s'y ajoutent ses missions sociétales, sociales, écologiques...toutes complémentaires et interdépendantes.
Par exemple : toutes les nuits , la forêt épure notre planète du CO2 que nos activités humaines produisent. Jours après jours, elle purifie notre eau, source de vie. Des millions de nos concitoyens s'y ressourcent, les fins de semaine...
Alors n'oublions pas que pour remplir ce formidable challenge ; le jardinier de la forêt dit le "Forestier" doit être respecté, écouté, encouragé, aidé, afin que demain il puisse transmettre à nos enfants et petits enfants ce trésor inestimable que nous a prêté nos parents et auquel nous consacrons une partie de notre vie : la Forêt.
Jean Louis GOSSET - Propriétaire forestier passionné.
mercredi 2 avril 2014
Toutes les présentations de l'assemblée générale de Forêts & Bois de l'Est
Pour ceux qui n'ont pu venir ou ceux qui souhaite les revoir ou les télécharger, voici les présentations de notre assemblée générale plénière de Geneuille près de Besançon.
mardi 24 décembre 2013
Enfin ! Une politique fiscale incitative au regroupement des producteurs forestiers
La loi de finances rectificative pour 2013 (article 32) votée le 19 décembre est historique pour les organisations de producteurs forestiers. Des mesures fiscales spécifiques sont instituées au profit des adhérents des Organisations de Producteurs au sens de l'article L. 551-1 du code rural, dans le cadre du Dispositif d'Encouragement Fiscal à l'Investissement forestier (DEFI).
Les mesures décidées resteront en vigueur au moins jusqu'au 31 décembre 2017. Il s'agit pour l'essentiel de mesures préexistantes aménagées pour encourager la production forestière. Le gouvernement dans son communiqué de presse indique avoir cherché à passer "d'une fiscalité de détention à une fiscalité de production".
Mais quelles sont donc ces mesures ? :
- Au rang des nouveautés : le Compte d'Investissement Forestier et d'Assurance (CIFA) qui permet de placer jusqu'à 2 500 € par ha de forêt dont le contribuable est propriétaire. Les sommes ainsi placées auprès d'un établissement financier bénéficieront de la même fiscalité que le patrimoine forestier. Les sommes doivent provenir des coupes de bois des parcelles sur lesquelles le compte est assis. L'objectif du CIFA est d'inciter les propriétaires forestiers à constituer un capital à vocation d'assurance. Il doit d'ailleurs être assorti d'un contrat d'assurance incendie et tempête pour les parcelles concernées. Le contribuable bénéficiera d'un crédit d'impôt sur le revenu de 76 % des sommes versées au titre de ces garanties. Les sommes retenues sont plafonnées à 7,2 € /ha/an jusqu'en 2015 et à 6 €/ha/an à partir de 2016.
- Le DEFI acquisition est reconduit : l'acquisition de parcelles forestières d'une surface de moins de 4 ha, permettant d'agrandir une unité de gestion à plus de 4 ha, peut également bénéficier d'un crédit d'impôt sur le revenu. Ce crédit d'impôt est de 18% du montant investi et s'applique également à la souscription de parts de groupement forestier lors d'une création ou d'une augmentation de capital. A noter qu'en zone de montagne les parcelles acquises durant les trois années précédent la déclaration peuvent bénéficier de la mesure.
- Grande nouveauté sur le DEFI travaux : mais l'innovation principale concerne le DEFI travaux. Si dans ces principes de base il n'y a pas de changement, il s'applique désormais différemment selon que le contribuable fait ou non partie d'une Organisation de Producteurs (OP). Les travaux forestiers réalisés dans une propriété forestière de plus de 10 ha bénéficient comme précédemment d'une réduction d'impôt sur le revenu de 18 % du montant investi. Les membres d'une OP bénéficient quant à eux de la mesure pour toute propriété à partir de 4 ha et leur crédit d'impôt est porté à 25 %. Les pouvoirs publics reconnaissent ainsi les vertus du regroupement de la propriété forestière, notamment dans la structuration de l'amont de la filière bois. Forêts & Bois de l'Est ayant obtenu la reconnaissance d'organisation de producteurs elle peut faire bénéficier de ces mesures tous ses adhérents actuels...et futurs.
- Le DEFI contrat aménagé : une dernière mesure qui n'avait pas eu grand succès jusque là a légèrement été aménagée pour permettre aux propriétaires forestiers faisant appel à des gestionnaires forestiers agréés, comme le sont les coopératives, de déduire là encore 18 % des dépenses de gestion comprises dans un mandat de gestion. Les propriétaires de massifs de moins de 25 ha sont seuls concernés. Des textes complémentaires devront toutefois préciser les contenus précis de ces mandats et des opérations éligibles.
L'ensemble de ces mesures s'applique aux opérations réalisées par les personnes physiques lorsqu'elles les réalisent directement ou lorsqu'elles sont réalisées par un groupement forestier ou une société d'épargne forestière dont elles sont membres. La règle est qu'elles peuvent alors déduire les sommes au prorata de leur part de capital détenu.
Enfin, toutes ces mesures sont soumises à des conditions restrictives précises. Les forêts permettant de bénéficier de ces mesures fiscales doivent être dotées d'un Plan Simple de Gestion quand leur surface le justifie ou d'un Règlement Type de Gestion dans les autres cas. Les sommes sur lesquelles les mesures s'appliquent sont plafonnées, pour une personne seule, à 2 000 € pour le DEFI Contrat, 5 700 € pour le DEFI acquisition, 6 250 € pour le DEFI travaux comme pour le DEFI Assurance (lui même basé sur un montant forfaitaire par ha de 7,2 € en 2013, 2014, 2015 et 6 € par ha en 2016 et 2017). Les sommes sont doublées pour les couples.
D'autres conditions peuvent être consultées dans le texte de loi à l'article 32.
Ces mesures constituent une des parties importantes du Plan Bois annoncé par le Gouvernement en Novembre. Elles seront complétées par le projet de loi d'avenir sur les filières agro alimentaires et la filière bois.
Peut être de nouvelles bonnes surprises attendront elles les propriétaires forestiers regroupés ?
Pour de plus amples renseignements n'hésitez pas à contacter nos agences en cliquant sur l'onglet "Nous trouver" ci-dessus en haut de l'article.
Peut être de nouvelles bonnes surprises attendront elles les propriétaires forestiers regroupés ?
Pour de plus amples renseignements n'hésitez pas à contacter nos agences en cliquant sur l'onglet "Nous trouver" ci-dessus en haut de l'article.
jeudi 12 décembre 2013
Incontournable ! Une grande foire dans une vraie forêt !
L’évènement
de l’année 2014 pour notre filière forêt bois sera l’évènement Euroforest en
Bourgogne.
Tous
les 4 ans cet évènement incontournable est le grand rendez-vous de tous les
forestiers non seulement de France mais aussi des pays voisins.
Euroforest
nous présente toutes les nouveautés aussi bien des secteurs Sylviculture,
exploitation, transport, bois énergie, gestion, petit matériel…
Une
grande conférence sur la filière sera organisée à cette occasion.
Bien
sur, votre coopérative sera présente sur le stand de notre représentation
nationale UCFF dans le « village » forêt privée.
Venez nous retrouver.
Nous ne manquerons pas de vous
fournir des précisions sur les programmes Euroforest au cours des prochaines
semaines.
mardi 8 octobre 2013
Les engagements de gestion durable continuent de courir après la vente d'une forêt
Voici la mésaventure d'un propriétaire de forêt ayant bénéficié d'avantages fiscaux en contre partie d'engagement de gestion durables de son patrimoine forestier.
Une dizaine d'années après avoir reçu une forêt en héritage, ce propriétaire l'a vendu non sans faire préciser dans l'acte notarié l'obligation pour l'acquéreur de respecter le plan de gestion attaché à cette forêt. Or, ce nouveau propriétaire a contrevenu au droit en ne respectant pas ledit document, s'exposant ainsi aux sanctions prévues par la loi, dont le remboursement des exonérations fiscales obtenues à tort.
L'affaire aurait été banale et parfaitement juste si l'administration fiscale ne s'était pas retournée en sus contre la propriétaire initial, lui demandant à lui également le remboursement des exonérations obtenues.
L'affaire, de jugement en appel a finalement fait l'objet d'un pourvoi en cassation qui a finalement été rejeté, bien que le seul tort de notre malheureux propriétaire aura été de vendre une forêt à quelqu'un de malhonnête.
Il s'agit de l'Arrêt n° 591 F-P+B de la chambre commerciale, du 11 juin 2013
A partir de là, que reste-t-il à ce Monsieur pour faire valoir ses droits, puisqu'il est aujourd'hui lourdement pénalisé du fait des agissements d'un tiers ?
Il ne peut désormais qu'exercer qu'une action dite récursoire visant à obtenir de l'acquéreur des dommages et intérêts. C'est à dire se lancer dans une nouvelle longue et coûteuse action juridique.
Faudra-t-il donc dans l'avenir renoncer aux avantages fiscaux liés à la forêt, si l'on envisage de vendre en raison des risques encourus ?
On peut raisonnablement se poser la question en voyant les conclusions de cet arrêt qui fera désormais jurisprudence.
On peut aussi minimiser les risques en sélectionnant son acheteur, non seulement sur le critère du prix mais aussi sur ses objectifs liés à l'acquisition. Pour cela, le conseil d'un professionnel gestionnaire forestier, comme une coopérative forestière, peut s'avérer précieux.
mardi 3 septembre 2013
La reprise est là pour les scieries Allemandes
En mai et juin 2013, le chiffre d'affaires des scieries allemandes est en augmentation sensible. Alors que l'export dans l'Eurozone reste en berne, la consommation domestique allemande progresse de 5,75% et l'Export hors Eurozone connait une embellie à + 16,14%.
Au global, les exportations sont stables (les volumes vendus hors d'Europe restent minoritaires) et la consommation intérieure permet d'atteindre le chiffre de + 3,92% entre juin 2012 et juin 2013, ceci donc pour le second mois consécutif.
Le marché des grumes avait anticipé cette reprise et les prix d'achat des scieries ont déjà été rehaussés. Ces bonnes nouvelles devraient donc permettre de les consolider et rendre cette bonne tendance durable.
Quelles conséquences pour les scieries françaises ?
Elles bénéficient moins des effets liés à l'export puisqu'elles y sont moins présentes en raison principalement d'un problème de compétitivité.
Par contre, le marché français reste un marché important et lorsqu'il est moins concurrencé par ses voisins proches, bénéficie à nos scieries nationales. Elles profitent donc actuellement indirectement de la moindre présence des scieries germaniques et scandinaves sur notre marché intérieur. Et cela devrait durer puisque l'Amérique du Nord manque structurellement de sciages en raison de la forte rétractation de l'industrie forestière canadienne. Avec les différents signes positifs que nous donne désormais l'économie, on devrait voir la construction se relancer progressivement dans notre pays et dynamiser encore un peu plus le marché.
De quoi être un peu plus confiant sur l'avenir.
mardi 25 juin 2013
L'équipe technique de Forêts & Bois de l'Est en visite à la scierie SIAT
Fournisseur historique et important de la plus grande scierie française, Forêts & Bois de l'Est était invitée le 20 juin dernier à visiter ses toutes nouvelles installations.
Une vingtaine de salariés avaient fait le déplacement découvrant pour la plupart pour la première fois ce superbe outil industriel.
La visite a débuté par un parc à bois truffé de technologie, où les grumes sont passées au rayon X pour être classées dans un des plus grand trieur existant en Europe. C'est un outil dont la technicité permet d'optimiser la ressource qui, dans nos régions, est plus hétérogène que dans le reste de l'Europe. Cet investissement très récent va donner sa pleine puissance dans les deux années à venir et donne déjà à la scierie SIAT un avantage compétitif considérable.
La scierie ensuite date de près de 10 ans, après un incendie ayant ravagé la précédente installation. Ce n'est pas une scierie très impressionnante par sa taille puisqu'elle transforme environ 600 000 m3 de bois par an, contre le double pour les 10 plus grosses scieries européennes. Mais elle est ingénieuse, là encore à la pointe de la technologie et probablement une des toutes premières en matière de rendement matière en Europe.
Viennent ensuite les deux nouvelles pépites de cette entreprise industrielle décidément très innovante et dynamique : il s'agit d'une usine de fabrication de granulés de bois pour l'énergie, les fameux pellets et d'une centrale à co génération électrique. Ces deux installations valorisent les sous produits de la scierie comme la sciure et les écorces.
Toute l'équipe technique de Forêts & Bois de l'Est est repartie de cette journée fort impressionnée de la pertinence de l'organisation de cette usine et de son développement très intelligemment mené. Ils ont également apprécié l'accueil chaleureux de Philippe SIAT le PDG.
Il a été évident pour chacun que cet outil est porteur d'un formidable développement pour toute la filière interrégionale, à commencer par notre coopérative dont la scierie est un des principaux clients depuis de nombreuses années.
La taille de l'outil impressionne et peut faire peur à certains qui ont encore l'image d'une filière bois artisanale. Mais elle est un gage de compétitivité face aux industries concurrentes d'Allemagne, d'Autriche ou des pays scandinaves. C'est donc salutaire pour notre forêt que des outils comme ceux là existent et se développent à nos portes. Il faut s'en réjouir mais aussi s'organiser pour répondre correctement à ses besoins, tout en préservant pour les producteurs forestiers un juste partage de la valeur ajoutée produite.
Pour cela il faut passer du système ancestral de commercialisation des bois sur pied à un système contractuel, permettant une négociation gagnant - gagnant. Pour que cette chance d'avoir une aussi belle entreprise à nos portes ne se transforme pas en une forme d'asservissement des producteurs forestiers, il faut donc qu'ils se regroupent plus et parlent d'égal à égal avec cette scierie et d'autres industries.
Une vingtaine de salariés avaient fait le déplacement découvrant pour la plupart pour la première fois ce superbe outil industriel.
La visite a débuté par un parc à bois truffé de technologie, où les grumes sont passées au rayon X pour être classées dans un des plus grand trieur existant en Europe. C'est un outil dont la technicité permet d'optimiser la ressource qui, dans nos régions, est plus hétérogène que dans le reste de l'Europe. Cet investissement très récent va donner sa pleine puissance dans les deux années à venir et donne déjà à la scierie SIAT un avantage compétitif considérable.
La scierie ensuite date de près de 10 ans, après un incendie ayant ravagé la précédente installation. Ce n'est pas une scierie très impressionnante par sa taille puisqu'elle transforme environ 600 000 m3 de bois par an, contre le double pour les 10 plus grosses scieries européennes. Mais elle est ingénieuse, là encore à la pointe de la technologie et probablement une des toutes premières en matière de rendement matière en Europe.
Viennent ensuite les deux nouvelles pépites de cette entreprise industrielle décidément très innovante et dynamique : il s'agit d'une usine de fabrication de granulés de bois pour l'énergie, les fameux pellets et d'une centrale à co génération électrique. Ces deux installations valorisent les sous produits de la scierie comme la sciure et les écorces.
Toute l'équipe technique de Forêts & Bois de l'Est est repartie de cette journée fort impressionnée de la pertinence de l'organisation de cette usine et de son développement très intelligemment mené. Ils ont également apprécié l'accueil chaleureux de Philippe SIAT le PDG.
Il a été évident pour chacun que cet outil est porteur d'un formidable développement pour toute la filière interrégionale, à commencer par notre coopérative dont la scierie est un des principaux clients depuis de nombreuses années.
La taille de l'outil impressionne et peut faire peur à certains qui ont encore l'image d'une filière bois artisanale. Mais elle est un gage de compétitivité face aux industries concurrentes d'Allemagne, d'Autriche ou des pays scandinaves. C'est donc salutaire pour notre forêt que des outils comme ceux là existent et se développent à nos portes. Il faut s'en réjouir mais aussi s'organiser pour répondre correctement à ses besoins, tout en préservant pour les producteurs forestiers un juste partage de la valeur ajoutée produite.
Pour cela il faut passer du système ancestral de commercialisation des bois sur pied à un système contractuel, permettant une négociation gagnant - gagnant. Pour que cette chance d'avoir une aussi belle entreprise à nos portes ne se transforme pas en une forme d'asservissement des producteurs forestiers, il faut donc qu'ils se regroupent plus et parlent d'égal à égal avec cette scierie et d'autres industries.
mardi 26 mars 2013
Bois énergie et politique forestière au menu de l'assemblée générale
L'assemblée générale de Forêts et Bois de l'Est se déroulait à Metz ce vendredi 22 mars. Cette réunion a été l'occasion pour les adhérents de visiter les installations de la centrale biomasse de Metz Chambière. L'après midi fut plus particulièrement consacré à deux conférences.
La première de ces conférences prolongeait les visites de la matinée. Michel WANNENMACHER - directeur technique de l'UEM - a tout d'abord présenté les motivations et l'historique du projet de centrale à biomasse. Il en a profité pour souligner le rôle prépondérant joué par la coopérative dans la construction du plan d'approvisionnement de l'installation. Il s'est également réjouit des bonnes relations et de la qualité des fournitures apportées chaque jour à la centrale par la coopérative. La présentation de Michel WANNEMACHER n'est pas disponible en ligne mais vous pouvez retrouver tous ses éléments sur le site web de l'UEM
Henri PLAUCHE GILLON, Président de Forestiers Privés de France, du Centre National de la Propriété Forestière et de l'Union Forestière de l'Est a ensuite développé les thèmes de la relation entre les propriétaires forestiers et l'aval, du rôle des coopératives et de la structuration de la filière. Il a clairement mis en avant l'importance pour le secteur de la première transformation de s'intéresser à l'aval de son secteur d'activité et pas à l'amont, comme c'est encore trop souvent le cas aujourd'hui. Pour cela, il a souligné la nécessité de faire évoluer les modes de vente du bois, en abandonnant la vente sur pied au profit des contrats d'approvisionnement de produits récoltés, triés et classés.
Nous mettons à disposition de nos lecteurs la présentation du président PLAUCHE GILLON
La première de ces conférences prolongeait les visites de la matinée. Michel WANNENMACHER - directeur technique de l'UEM - a tout d'abord présenté les motivations et l'historique du projet de centrale à biomasse. Il en a profité pour souligner le rôle prépondérant joué par la coopérative dans la construction du plan d'approvisionnement de l'installation. Il s'est également réjouit des bonnes relations et de la qualité des fournitures apportées chaque jour à la centrale par la coopérative. La présentation de Michel WANNEMACHER n'est pas disponible en ligne mais vous pouvez retrouver tous ses éléments sur le site web de l'UEM
Henri PLAUCHE GILLON, Président de Forestiers Privés de France, du Centre National de la Propriété Forestière et de l'Union Forestière de l'Est a ensuite développé les thèmes de la relation entre les propriétaires forestiers et l'aval, du rôle des coopératives et de la structuration de la filière. Il a clairement mis en avant l'importance pour le secteur de la première transformation de s'intéresser à l'aval de son secteur d'activité et pas à l'amont, comme c'est encore trop souvent le cas aujourd'hui. Pour cela, il a souligné la nécessité de faire évoluer les modes de vente du bois, en abandonnant la vente sur pied au profit des contrats d'approvisionnement de produits récoltés, triés et classés.
Nous mettons à disposition de nos lecteurs la présentation du président PLAUCHE GILLON
jeudi 7 mars 2013
samedi 23 février 2013
Venez visiter la centrale biomasse de Metz Chambière
L'assemblée générale plénière de la coopérative se tiendra à Metz le 22 mars prochain avec au programme la visite de la centrale biomasse de Metz - Chambière. Cette installation est unique en France : elle fournit le chauffage d'environ 20 000 logements et produit en co génération de l'électricité.
Pour en savoir plus sur cette centrale rendez vous sur le site de l'UEM
Pour participer à cette visite, les adhérents devront s'inscrire lors des assemblées générales de section. Celles de Franche Comté et de Champagne se tiendront le 8 mars respectivement à Censeau dans le Jura et à Châlons en Champagne. Celle de Lorraine se tiendra le jour même à Metz. Chaque adhérent sera destinataire d'une convocation à ces différentes assemblées.
En prime, pour ceux qui le souhaitent, ils pourront visiter le Centre Pompidou de Metz.
Pour en savoir plus sur cette centrale rendez vous sur le site de l'UEM
Pour participer à cette visite, les adhérents devront s'inscrire lors des assemblées générales de section. Celles de Franche Comté et de Champagne se tiendront le 8 mars respectivement à Censeau dans le Jura et à Châlons en Champagne. Celle de Lorraine se tiendra le jour même à Metz. Chaque adhérent sera destinataire d'une convocation à ces différentes assemblées.
En prime, pour ceux qui le souhaitent, ils pourront visiter le Centre Pompidou de Metz.
mercredi 30 janvier 2013
Forêts & Bois de l'Est à la télévision sur M6
Insolite : une séquence sur l'exploitation forestière dans l'émission Turbo de M6. A l'occasion de l'essai de la nouvelle Fiat Panda 4X4, Dominique CHAPATTE rencontre Patrice MATHIEU, technicien de la Coopérative qui lui présente un chantier d'éclaircie mécanisée.
vendredi 13 juillet 2012
Le mouvement des coopératives forestières en France
Une coopérative forestière est par définition un outil de mise en commun des moyens, une organisation de producteurs capable de relier l’industrie à la forêt. Chaque année en France, le nombre de propriétaires qui font confiance à la coopération forestière augmente. Aujourd’hui, plus de 2 millions d’hectares de forêt privée française sont confiés aux coopératives, ce qui signifie une part de marché significative (20 % du marché total de bois commercialisé).
La coopération forestière est parfois critiquée dans son action, à cause des failles sur les chantiers forestiers, mais de gros efforts sont consentis en matière de formation professionnelle. Lors de cette année internationale des coopératives (2012), l’Union de la coopération forestière française (UCFF) est très attentive aux attentes et réticences des producteurs forestiers.
L’auteur de l’article insiste sur plusieurs valeurs qui sont au cœur du projet coopératif : transparence, équité et engagement. Ces valeurs impliquent l’acceptation de contraintes fortes de la part des organisations, qui sont contrôlées par le Ministère de l’agriculture et le Haut Conseil de la coopération agricole. Tous les producteurs associés ont accès à la totalité des comptes annuels et peuvent participer à l’assemblée générale. L’engagement est un principe fondamental de l’adhésion à une coopérative, il peut être total ou partiel, le propriétaire peut choisir des services à la carte, adaptés à ses choix et sa situation.
En ce qui concerne les choix de gestion, la coopérative ne définit pas la gestion des massifs qui lui sont confiés, c’est bien le propriétaire qui reste seul décideur de son choix. Son interlocuteur, technicien, est là pour éclairer ce choix. Concernant la mise en marché des bois, 94 % des volumes de bois commercialisés par les coopératives le sont sous forme de vente directe aux usines de transformation du bois, par « contrat d’approvisionnement », en produits triés et calibrés. [C.S.]
Cet article est repris de la publication Forêt Wallone - Ducray P. [2012]. Coopératives forestières. Vraies/fausses idées. Forêt de France 554 : 23-29 [9 p., 1 fig.].
Cet article est repris de la publication Forêt Wallone - Ducray P. [2012]. Coopératives forestières. Vraies/fausses idées. Forêt de France 554 : 23-29 [9 p., 1 fig.].
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