samedi 26 décembre 2009

Qu'est ce qui a changé depuis Lothar ?


C'était il y a dix ans déjà, le traumatisme de Lothar, la tempête qui a sévit le 26 décembre 1999, est encore présent dans les esprits. Pendant près de 3 ans toute l'organisation du monde forestier a été bouleversée. Le marché s'est effondré en raison de l'abondance de bois disponibles. L'individualisme de chaque maillon de la filière, voire de chaque entreprise, a prévalut, sauf pour les coopératives forestières (Lorforêt, Forêts Comtoises, Cofolor, Cofor 10, UFOB, dans nos régions du Grand Est).

Chacune d'elle a mis en place une organisation destinée à venir en aide à leurs adhérents et chaque fois que cela a été possible aux autres propriétaires forestiers dans le besoin. Pour cela elles ont monté un programme d'actions présenté par leur fédération nationale au ministère de l'agriculture. Toutes ont déployé des moyens considérables pour exploiter et commercialiser les énormes quantités de bois touchées par cette tempête.

De nouveaux marchés ont été recherchés à l'extérieur des régions et du pays. Tous les moyens logistiques (routes, rail, voie navigables, ...) ont été utilisées. Les moyens humains ont été considérablement renforcés. Toutes les énergies disponibles ont été investies, y compris pour négocier les aides au nettoyage et à la reconstitution des forêts, aux côtés du CRPF.

CRPF, Chambres d'Agriculture et coopératives ont travaillé de façon solidaires pour que cette synergie serve du mieux possible l'intérêt collectif.

Et ces actions ont été d'une efficacité rare grâce à cette solidarité et la mutualisation des moyens existants. De nombreux propriétaires forestiers dont les arbres étaient enchevêtrés avec ceux de leurs voisins ont pu les faire exploiter dans des conditions les moins pénalisantes possibles dans ce contexte de crise grave.

10 ans après, que reste il de cet élan de solidarité ? Un bon tiers des propriétaires forestiers qui ont connus à cette époque les différentes coopératives les ont rejointes durablement et beaucoup participent aujourd'hui à leur administration. Les autres ont repris leurs habitudes d'avant tempête négligeant cette forme de mutualisation pour un comportement redevenu très individuel.

On ne pourrait retenir que cela et considérer que l'énergie déployée n'aura servie qu'à trop peu de choses. Mais ce serait trop vite oublier ceux qui ont compris le combat coopératif et qui voient aujourd'hui que c'est le seul moyen de défendre l'intérêt économique de la forêt privée à long terme. Tout simplement parce que "l'union fait la force". Les propriétaires forestiers du Sud Ouest s'en sont à nouveau rendus compte en 2009.

Et les coopératives qui elles même se sont regroupées entre elles, notamment dans le Nord Est où Forêts & Bois de l'Est est devenue un des plus grands rassemblement de propriétaires forestiers de France, elles ont pu ainsi s'armer contre les aléas économiques. C'est ainsi que malgré une année 2009 terriblement difficile elles peuvent encore croire en leur avenir et être présentes lorsque de nouvelles catastrophe économiques ou climatiques devront être surmontées.

jeudi 24 décembre 2009

2010

Le conseil d'administration et l'ensemble du personnel de Forêts & Bois de l'Est vous souhaitent un joyeux Noël et une bonne année 2010.

Nous vous offrons une carte virtuelle pour ces voeux.

La filière bois fut durement touchée lors de l'année qui s'achève mais parions qu'elle connaitra un renouveau au cours de cette nouvelle année.

Tous les maillons de cette chaîne l'attendent avec impatience à commencer par les sylviculteurs dont le revenu a considérablement chuté depuis un an.

La coopérative n'a pas échappé à la situation désastreuse de toute l'économie. Elle a du mettre en place un plan de restructuration au cours de l'année pour réduire ses coûts de fonctionnement et affronter plus efficacement la réduction de son activité.

En cette fin d'année et fin de décénie, 10 ans après la tempête Lothar du 26 décembre 1999, le marché du bois frémit. C'est le cas plus particulièrement dans le domaine des bois de construction (charpentes, ossatures, panneaux, ...). Si les essences feuillues et les peupliers sont encore au creux de la vague, nous espérons voir des signes de reprise dans le courant de l'année.

Nous sommes donc optimistes et sommes près à relever les défis d'une nouvelle croissance et d'une organisation modernisée de toute notre filière.

Le bois a de beaux jours devant lui et ceci dès 2010.

vendredi 4 décembre 2009

Marie de Lestoile Présidente d'UCFF décorée par Nicolas SARKOZY

Crédit photo : L.BLEVENNEC - Présidence de la République Française

Le 21 Octobre dernier, la Présidente de l’UCFF, Marie de l’ESTOILE a été décorée des insignes d'Officier de l’Ordre National du Mérite, lors d’une cérémonie qui s’est tenue à l’Elysée.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, en lui remettant cette distinction, a tenu à féliciter son engagement et son investissement au sein de la filière forêt et a tenu un discours rejoignant les préoccupations de la coopération forestière.

Cette décoration prestigieuse est une reconnaissance de tout le travail qu’elle a accompli en tant que Présidente de l’Union de la Coopération Forestière Française.

Mélissa HERVE - Union de la Coopération Forestière Française

mercredi 2 décembre 2009

La feuille d'information de la coopération forestière française de décembre est parue

Le service de communication de l'Union de la Coopération Forestière Française vient d'éditer une feuille d'information nouvelle formule qui met en avant les actions des coopératives forestières sur l'ensemble du territoire national.

Au sommaire de ce numéro :
  • Marie de Lestoile - Présidente de l'UCFF décorée à l'Elysée
  • L'actuallité de la politique forestière
  • Reportage sur la pépinière Forélite du groupe CAFSA
  • Provence Forêt s'engage dans la certification environnementale

lundi 23 novembre 2009

LE GROUPEMENT FORESTIER:UN OUTIL SUCCESSORAL

« Je suis mort ce matin. Ce n’était pas prévu.
Avant de rejoindre un monde meilleur, j’ai voulu garantir le meilleur des mondes à mes enfants… ».

Tel était le slogan d’une publicité d’un groupe d’assurance. C’est triste, mais tellement réel.
Je veux par cet article, vous faire prendre conscience que votre forêt fait partie intégrante de votre patrimoine (peu importe la surface) et qu’à ce titre, elle mérite autant d’attention que le reste.
La tempête de 1999 a démontré que peu de forêts étaient assurées.

C’est en voyant cette publicité à la télévision, que m’est venu l’idée de rédiger une fiche technique afin que vous réfléchissiez à une succession raisonnée de votre patrimoine forestier et ceci afin d’éviter un démembrement physique de votre capital.

La création d’un Groupement Forestier dit « familial » s’inscrit généralement dans l’objectif suivant :
- La conservation de l’unité de gestion. Il est créé dans un souci de préserver le patrimoine familial et l’unité de gestion d’une forêt constituée.
Ceci permet :
o Soit à un propriétaire forestier d’organiser, de son vivant, l’avenir de son massif forestier.
o Soit à des propriétaires indivis d’apporter leurs droits respectifs afin d’en organiser la gestion au sein du Groupement Forestier, plus stable que l’indivision.

D’autres motifs existent :
- Le regroupement de la gestion forestière de petites parcelles.
- La promotion de l’investissement forestier.

Le Groupement Forestier est une société civile régie par les dispositions du code civil (article 1832 et suivants) et du code forestier (article 241-2 et suivants).

Il doit avoir pour objet la constitution, l’amélioration, l’équipement, la conservation ou la gestion d’un ou plusieurs massifs forestiers. Par contre, toutes transformations ou commercialisations de produits forestiers qui ne constituent pas le prolongement normal de l’activité agricole et donc forestière, ne peuvent être pratiquées par le Groupement Forestier.
Le Groupement Forestier est une personne morale à part entière, à compter de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés

Les avantages du Groupement Forestier sont :

- d’éviter le démembrement. Selon le code civil, nul ne peut être contraint à demeurer dans une indivision, d’où le risque permanent de partage et de division (dans le cas d’une indivision) :.
- De prendre des décisions à la majorité lors des Assemblées Générales.
- De participer à la vie du groupement pour les associés
- Le gérant du Groupement Forestier (associé ou non) administre le groupement suivant le règlement des statuts.
- La tenue d’une comptabilité régulière. A la fin de chaque exercice social, sont dressés par la gérance, un bilan, un compte de résultat, annexes diverses et un rapport de la gérance sur l’activité du groupement et ce dans les six mois de la clôture de l’exercice.

Les inconvénients :

Les associés sont responsables indéfiniment des dettes sociales, proportionnellement à leur part dans le capital social. Encore faut il que de telles dettes existent et que la société soit en cessation de paiement, ce qui est tout de même assez peu probable.


Un dossier plus précis peut vous être communiqué et si un tel projet vous intéresse, nous sommes à votre disposition pour vous apporter de plus amples renseignements.

Jean-Luc RUINET

Le BOIS AVANCE ... vraiment !

Dans les années 90, cette fameuse maxime a fleuri bon nombre de véhicules des professionnels du bois. L’ennui est que l’écho de cette campagne est resté assez confidentiel, cantonné aux érudits déjà convaincus que l’utilisation du bois était une réponse évidente !

Vingt ans plus tard, la prise de conscience est grande. Désormais, il n’est pas une revue tendance, il n’est pas une émission ‘déco’ qui ne vante le remède miracle au réchauffement climatique et autres enjeux de développement durable : la MAISON BOIS !

Le bois a donc enfin son entrée !

Certes, il n’est désormais plus besoin de le défendre face aux clichés habituels, mais on l’attend tout de même au tournant …. Il doit ainsi pouvoir présenter un niveau de standardisation, une facilité de mise en œuvre au moins égal à celui de ses concurrents (acier, béton, …).
La clef de réussite de la filière réside en conséquence dans le développement d’une valeur ajoutée maximale au produit bois brut.
C’est justement la voie choisie par deux de nos clients sur lesquels nous consacrerons quelques lignes dans nos blogs : la scierie CHAUVIN de Mignovillard (39) et SCHILLIGER Bois, le repreneur du site KLENK en Alsace.

samedi 7 novembre 2009

La France décidée a mettre le paquet sur les bio carburants de 2ème génération


L'ADEME a publié courant octobre un rapport évaluant l'efficacité écologique des bio carburants de première génération (utilisation des fruits de la plante a forte teneur énergétique). Ce rapport a été très diversement accueillit car il conclu globalement a un bilan positif. Ceci contredit le dogme des associations environnementales qui s'opposent de façon systématique au développement des agro carburants.

Mais l'intérêt de ce rapport pour les forestiers réside dans les perspectives qui sont évoquées en matière de bio carburant de seconde génération. Ceux ci seront fabriqués demain essentiellement à partir du bois.

Le carbone que contient presque exclusivement ce matériau est en effet vu par les scientifiques comme le pétrole de demain. Rien d'étonnant à cela car le pétrole ou le charbon ne sont autres que du bois qui s'est transformé naturellement durant des millions d'années.

Techniquement, reproduire ce processus de façon artificielle ne pose pas de problème. Mais de là à produire des carburants de façon industrielle il y a une marche à franchir qui n'est pas négligeable. Il faut pour cela avoir des procédés optimisés pour que les rendements soient suffisamment bons et que cette activité soit rentable du point de vue économique et acceptable dans le cadre d'un développement durable.

Afin d'y parvenir plusieurs projets industriels sont soutenus. Ils ont pour but de mettre en production des pilotes industriels, sortes d'usines expérimentales destinées à mettre au point ces technologies.

Le Grand Est de la France et notamment la Champagne Ardenne sera particulièrement concerné car pas moins de 3 usines de ce type devraient voir le jour d'ici à 2013 entre la limite de la Lorraine et la Picardie.

Les sites de Bure - Saudron à la limite de la Haute Marne et de la Meuse, de Bazancourt dans la Marne et de Compiègne dans l'Aisne sont au programme. 2 technologies seront développées : la transformation des fibres lignocellulosiques en éthanol par voie chimique pour le projet Futurol de Bazancourt et la transformation en bio fuel par voie thermochimique sur le site du CEA à Bure Saudron et pour le tout nouveau projet bio T fuel à Compiègne.

Avec le bois énergie, voici une nouvelle filière prometteuse pour la production forestière. Les coopératives forestières françaises et l'Office National des Forêts ne s'y sont pas trompés, ils sont fortement impliqués dans l'ensemble de ces projets d'avenir. Forêts & Bois de l'Est est particulièrement investi dans les projets d'approvisionnement de ces nouvelles unités.

mercredi 2 septembre 2009

Nouvelles dispositions fiscales pour la forêt : des précisions...

Les services fiscaux ont rédigé une instruction visant à préciser les modalités d’application des nouvelles mesures du DEFI (dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement en forêt)
Elle est parue au bulletin officiel des impôts daté du 27 juillet 2009. Les nouvelles mesures ont été instituées par la loi de finances pour 2009.
Le dispositif est globalement amélioré et rendu plus attractif, en comparaison avec les modalités initiales (plafonds de dépenses relevés...)
Par contre, certaines modalités d’application ne sont pas des plus simples : nous en résumons les principales dispositions ; pour toute précision, nous vous invitons à vous référer à l’instruction fiscale et à la loi de finance.
Vos conseillers techniques de Forêts & Bois de l’Est sont également à votre disposition pour vous aider.

Nous préparons par ailleurs un tableau résumant les principales mesures du DEFI forêt.

Parmi les précisions apportées, on retiendra :
- que les dépenses éligibles sont les dépenses payées à compter du 1er janvier 2009, TTC, sauf si la TVA est récupérée (cas des propriétaires assujettis) ;
- pour les dépenses de travaux forestiers, si les travaux intègrent des plantations, ils doivent être réalisés avec des plants forestiers conformes aux arrêtés régionaux ;
- que le contribuable qui demande à bénéficier de la réduction d’impôt au titre du « DEFI acquisition » ou du « DEFI travaux » doit joindre à sa déclaration de revenus un engagement ; des modèles sont établis par l’administration fiscale – sauf pour le DEFI contrat, qui semble avoir été oublié...
- Dans la même logique, les groupements forestiers doivent fournir à leurs associés qui souhaitent bénéficier de la réduction d’impôts une attestation, dont un modèle est établi par les services fiscaux.

Lien vers l’instruction fiscale : http://doc.impots.gouv.fr/aida/documentationFiscale.html?collection=BOI&numero=5B-23-09
Lien vers l’article 199 H du code général des impôts, modifié par la loi de finance 2009 : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=342917A369EC6B562E43AF8E241F73D9.tpdjo12v_1?cidTexte=LEGITEXT000006069577&idArticle=LEGIARTI000020038593&dateTexte=

Julien Petit
Responsable agence lorraine

mardi 25 août 2009

Restructuration : une équipe de direction resserrée

Comme annoncé au mois de juin (voir article du 4 juin dernier), l'équipe de direction de Forêts & Bois de l'Est et l'équipe comptable ont été remodelées dans un but d'économie. Ainsi, le poste de responsable administratif, financier et des ressources humaines a été supprimé. Nathalie BERNET qui l'occupait depuis 2006 a donc quitté l'entreprise le 31 juillet dernier.

La direction de l'entreprise et de ses filiales sera donc désormais assurée par :
  • Alain JACQUET : directeur général
  • Jean Luc RUINET : directeur adjoint chargé des services administratifs, techniques et des ressources humaines
  • Jérôme KLOTZ : directeur commercial

Le service comptable a lui aussi été réduit :

  • Béatrice POIROT : chef comptable
  • Solange MOUREY : comptable chargé de la paie et des déclarations sociales
  • Marie Noëlle JAROSZ (basée à Troyes) : comptable chargé des postes clients et fournisseurs.

Pour ce qui concerne les différentes agences, vous trouverez les informations concernant la réorganisation dans chaque blog régional.

mardi 18 août 2009

Une maison de forestier



Nous ne sommes pas peu fier de notre siège social, véritable vitrine du bois sous toutes ses formes. L'aménagement des locaux date déjà de 2004 mais il n'est jamais trop tard de faire un peu de publicité pour des réalisations exemplaires et aussi confortables que celles ci.

Le Comité National pour le Développement du Bois ne s'y est pas trompé et a publié un article consacré à ce bâtiment exemplaire sur plus d'un point.

Et comme il se doit, cette construction est exclusivement chauffée au bois par un réseau de chaleur alimenté par des plaquettes produites en commun par Forêts & Bois de l'Est et ONF Energie.

Pour être complet, le toit et les parkings végétalisés contribuent à la protection de l'environnement en limitant les surfaces imperméabilisées.

samedi 15 août 2009

Reprise de la scierie Klenk pas pour tout de suite !

Le groupe Allemand Klenk Holtz avait annoncé en avril le dépôt de bilan de sa scierie française de Vogelsheim en raison de la crise profonde qui touche ce secteur d'activité et ceci pour ne pas mettre en péril l'ensemble d'un des principaux groupe de sciage européen.

Le tribunal de commerce de Colmar devait trancher cette semaine sur les offres de reprises qui lui avaient été adressées. Il a reporté sa décision au 29 septembre. 4 dossiers sont à l'étude, émanant de sociétés du sciage qui verraient par le biais de cette reprise l'opportunité d'une croissance externe : 2 sociétés françaises avec le groupe Monnet - Sève, une société Suisse Schillinger et un groupe Allemand implanté en Forêt Noire, la scierie Dold.

Quelle que soit la solution retenue par le tribunal de commerce, il est rassurant, pour les producteurs forestiers, de savoir que cette unité moderne de sciage sera pérennisée.

mercredi 12 août 2009

Les produits forestiers durement touchés par la crise

Selon Ed Pepke, Responsable du marché des produits forestiers à la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe, la crise est particulièrement dure pour les produits forestiers, notamment ceux qui dépendent du marché de la construction.


Nous reproduisons ici un extrait d'une interview qu'il a récemment donnée le 4 Août dernier, publiée sur le site des Nations Unies.

"Environ 42% des forêts mondiales se trouvent dans la région CEE-ONU. Avec 56 pays, la région est le plus grand producteur (60% du total mondial), consommateur (57%), exportateur (77%) et importateur (70%) mondial de produits forestiers et de papier (ces chiffres incluent les importations et les exportations au sein de région). Après les niveaux record de consommation, production et commerce de produits forestiers atteints en 2006 dans la région, tous ces indicateurs ont baissé légèrement en 2007 puis ont chuté en 2008 ainsi qu'au premier semestre de 2009. En 2008, la consommation totale de produits forestiers dans la région CEE-ONU a diminué de 8,5%, une baisse jamais vue en moyenne annuelle depuis le premier choc pétrolier de 1973, mais avec des différences marquées entre les trois sous-régions: la consommation a baissé de 12,7% en Amérique du Nord et de 5,9% en Europe, mais a augmenté de 3,2% dans les pays de la Communauté des Etats Indépendants (CEI). La production, qui est directement dépendante de la demande, a par conséquent diminué, entraînant la fermeture de scieries ainsi que de nombreuses pertes d'emplois. Cette tendance est principalement due à la chute marquée de la construction de nouveaux logements en Amérique du Nord et en Europe. La construction de logements est le moteur principal du marché des produits forestiers, en particulier le bois de sciage (principal matériau de construction). Aux Etats-Unis, les mises en chantiers, qui avaient atteint le pic de 2,2 millions de logements en 2006, ont chuté de 25% en 2007, puis de 34% en 2008 et devraient diminuer encore de 50% en 2009. En Europe, la construction de logements a diminué de 13,9% en 2008. Une baisse similaire est prévue pour 2009."

Pour plus d'informations consultez le rapport complet (en anglais).

mardi 11 août 2009

La lettre du Département de la Santé des Forêts est parue

Le rapport annuel du Département de la Santé des Forêts vient de paraître avec son lot de mauvaises nouvelles pour nos forêts. Parmi celles ci :
- Chalara Fraxinéa champignon dont on peut constater les dégâts sur la photo ci-dessus, dans un peuplement de frêne, continue sa progression en France. De nouveaux foyers sont apparus en Moselle, Alsace et Côte d'Or. Mais la recherche avance et les causes de la propagation de ce champignon seront bientôt élucidées.
- Un insecte chinois encore rare dans nos contrées vient d'être repéré à Strasbourg et en Côte d'Or. Anolophora glabripennis s'attaque aux peupliers et aux érables.
- le DSF s'est intéressé de près aux impacts du sel de déneigement après avoir constaté des dépérissements inquiétants dans les peuplements résineux jurassiens, notamment le long de la route qui mène au col de la Faucille.

Une bonne nouvelle tout de même : un nouveau produit insecticide, le Forester, vient d'être homologué pour la lutte contre l'Hylobe, ravageur des jeunes plantations de résineux.

Retrouver toutes ces informations complètes dans le rapport N° 38.

lundi 10 août 2009

La filière bois dans une mauvaise passe

Agreste, le service des statistiques du Ministère de l'Agriculture vient de publier une analyse conjoncturelle du commerce extérieur de la filière bois au premier semestre 2009.

A première vue on pourrait se réjouir de voir le déficit de notre filière se réduire pour la première fois depuis 2002. La réalité est malheureusement moins optimiste puisque la cause de cette réduction est une chute vertigineuse de la demande en bois et donc un moindre recours aux importations.

Les produits les plus élaborés sont ceux qui souffrent le moins. Par contre les sciages bruts sont touchés de plein fouet.

Ces éléments démontrent une fois de plus que notre filière bois nationale n'est pas compétitive et que quel que soit le scénario elle reste perdante.

Comme l'affirment depuis de nombreuses années nos organisations coopératives, il faut réformer en profondeur les modes de vente du bois pour contribuer au développement d'industries performantes qui pourront ainsi se tourner vers l'aval de leur filière et produire la valeur ajouté qui nous fait cruellement défaut.

Il faut cesser de penser que la spéculation sur les ventes de bois enrichit les producteurs ou les transformateurs. Tout, dans la durée, démontre le contraire. Alors que nos concurrents les plus efficaces, s'ils souffrent comme tout le monde dans les périodes difficiles, créent infiniment plus de valeur au fil du temps.

La preuve : ce sont eux qui gagnent des parts de marché chez nous lors des périodes fastes et se développent.

vendredi 24 juillet 2009

Le marché du résineux se stabilise lentement

Lors de la récente assemblée générale du syndicat des scieurs d'Alsace, Philippe SIAT dirigeant de la plus grande scierie française et client important de Forêts & Bois de l'Est, s'exprimait sur le marché européen et ses perspectives actuelles. Nous partageons ses analyses et nous permettons donc de publier ses déclarations confiées au magazine "Le Bois International".

"2008 a été une année plus que moyenne. On a assisté à une baisse légère mais continue de notre activité de janvier à septembre, puis les trois derniers mois de l'an passé ont été marqués par une chute brutale de l'activité, parfois de 25 à 30% pour certaines entreprises. En 2009, la production en baisse due à l'arrêt des commandes à la fin 2008, associée à un déstockage inévitable a suscité une très forte crise dans nos activités. Toutefois depuis quelques temps le marché se stabilise, mais il le fait de manière extrêment lente et ce phénomène existe dans l'ensemble des pays qui font partie de l'Organisation Européenne des Scieries (OES) qui regroupe en gros l'ensemble des pays d'Europe moins la Russie. Néanmoins, l'écart entre la production et la consommation perdure. On va même assister jusqu'à la fin de l'année à la fermeture d'usines de papier cellulose en Scandinavie. les sciages de menuiserie en bois blanc commme en bois rouge ont un coût très compétitif dans cette partie de l'Europe ; ils sont de l'ordre de 40 € du m3. Avec de tels prix la lutte est inégale. Nous sommes obligés de réagir par un ajustement à la baisse de notre production alors qu'il faut produire au maximum pour réduire les coûts... Bien entendu les plans de relance vont nous aider, mais ils vont aussi faire progresser le déficit des Etats et dans la foulée augmenter les im^pots et inévitablement la consommation va baisser."

Il a ensuite indiqué que les prix des sciages résineux selon les qualités ont baissés de 7 à 12 % et que seule la seconde transformation se tenait encore correctement.

Un signe supplémentaire que l'activité de sciages bruts est en déclin alors que les produits élaborés en bois se développent comme l'indique parfaitement l'étude scieries commentées dans notre blog des forêts comtoises.

lundi 6 juillet 2009

Convention de partenariat entre les communes forestières et les propriétaires privés

Le 26 juin dernier, la Fédération Nationale des COmmune FORestières et Forestiers Privés de France ont signé une convention visant à unir leur force dans leur action de gestion des territoires forestiers.
Cette action représente une étape de plus dans le rapprochement des producteurs forestiers publics et privés dont les intérêts sont très proches.

Dans le communiqué de presse annonçant cette signature et les raisons de cette démarche on notera que les représentants syndicaux des producteurs forestiers entendent s'appuyer sur la force d'action des coopératives forestières et de l'Office National des Forêts pour mettre en oeuvre les actions de mobilisation découlant de cette politique territoriale.

Forêts & Bois de l'Est et le Groupe Coopération Forestière ont depuis longtemps compris l'intérêt de cette synergie des producteurs forestiers et se sont investi dans des actions commerciales communes avec l'ONF, notamment dans le domaine du bois énergie.

Nous ne pouvons donc qu'approuver cette démarche. Souhaitons seulement qu'elle soit comprise des échelons locaux des syndicats de propriétaires forestiers dont certains sont encore clairement opposés au développement des coopératives forestières.

jeudi 25 juin 2009

Les coopératives ou l'économie moderne

Hugues SIBILLE Président du Crédit Coopératif explique en quoi les coopératives sont des entreprises modernes avec des atouts pour lutter contre la crise financière.

Ses arguments sont percutants et parfaitement clairs. Avec un chiffre d'affaires mondial de plus de 1000 milliards de dollars, les 300 plus grandes coopératives sont dans l'économie réelle et sont les outils privilégiées de la structuration des filières.

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mercredi 24 juin 2009

Les coopératives : une force pour la filière bois

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Lors du séminaire européen de la coopération forestière, une table ronde a rassemblé entre autres : Philippe VASSEUR ancien ministre de l'Agriculture et Président du Haut Conseil de la Coopération Agricole, Dominique JUILLOT Président de France Bois Forêt, Laurent DENORMANDIE Président de la Fédération Nationale du Bois et Marie de LESTOILE Présidente de l'Union de la Coopération Forestière Française.

L'ensemble des participants a fait le constat que la coopération forestière avait un rôle très important à jouer dans le développement de la filière bois, tant sur le plan de l'approvisionnement de l'industrie que dans un investissement plus important dans l'aval.

vendredi 12 juin 2009

Le marché de l'énergie bois va exploser


Le sujet de l'énergie bois ou de la biomasse suscite un grand nombre de publications, conférences, salons, discussions de toutes sortes. Par rapport à cette débauche de discours, le marché reste encore aujourd'hui extrêmement confidentiel. On estime la production nationale de plaquettes forestières inférieure à 400 000 tonnes, dont la moitié environ dans le quart Nord Est de la France. Forêts & Bois de l'Est est très présente sur ce marché puisqu'elle représente à elle seule 10% de ce marché au niveau national et plus de 20% du marché interrégional. La coopérative anticipe depuis 2001 le développement désormais certain à grande échelle de cette nouvelle utilisation du bois.

Cette stratégie est motivée par deux intérêts complémentaires de ses membres adhérents :
- la possibilité de diminuer le coût de certaines opérations de sylviculture (dépressages, premières éclaircies, reconversions d'accrus et taillis, ...).
- la pérénisation des débouchés industriels pour les produits secondaires (Houppiers, taillis, etc...).

Une véritable explosion de ce marché est attendue pour 2011 - 2012 dans la mesure où la politique gouvernementale est devenue très volontariste en la matière. Plusieurs appels d'offres ministériels pour la production d'électricité ou de chaleur à partir de biomasse ont été lancés depuis 2005. Les premiers appels à projet ont connu des résultats mitigés. Mais l'Etat persèvère, il a lancé en fin d'année 2008 2 nouveaux appels d'offres intitulés "CRE 3" et "Fonds chaleur" qui devraient réellement faire décoller la demande cette fois ci. Nicolas sarkozy a annoncé dans son discours d'Urmatt l'accélération de ce développement par la multiplication chaque année de ce type d'appel d'offres.

Forêts & Bois de l'Est, dans le cadre de l'union nationale Groupe Coopération Forestière avec son partenaire l'Office National des Forêts, a été particulièrement active dans l'étude des plans d'approvisionnement de ces nouveaux projets. Ils devraient suciter la consommation de 800 000 tonnes de bois supplémentaires à l'horizon de 2012, dans le seul Grand Est. La coopérative estime que sa conribution à ces approvisionnements représentera 25 % de de ce volume.

jeudi 4 juin 2009

F&BE se restructure

Dans le contexte actuel de la crise économique qui touche durement la filière bois, Forêts & Bois de l'Est a du se résoudre à mettre en place un plan de restructuration visant à sauvegarder l'entreprise en l'adaptant aux réalités de l'activité en chute de 20 % depuis le début de l'année.

Le projet d'entreprise issu de la fusion entre les coopératives de Lorraine, Franche Comté et Champagne Ardenne visait à un développement de l'ordre de 20% sur 3 ans (de 2006 à 2009). La progression de 14% du chiffre d'affaires entre 2006 et 2008, sera suivi en 2009 d'une réduction de 20%. Le décalage à la fin de cette période ressortira à - 24 % de l'objectif. La situation prévisible sur 2010 est une stagnation du volume d'activité.

Il a donc été nécessaire de réduire de 25% la masse salariale et d'engager un plan drastique d'économie qui devrait s'élever à 715 000 € pour l'exercice 2010, laissant entrevoir un retour à l'équilibre pour cet exercice à venir.

L'ajustement de l'équipe technique ne donnera pas lieu à des licenciemlents économiques mais à des départs volontaires ou à des non remplacements de postes.

L'effectif administratif est quant à lui plus touché dans la mesure où c'est plus de 30% de l'effectif qui sera réduit pour une part grace à des départs volontaires ou des départs à la retraite et par seulement 2 licenciements secs.

La restructuration touchera également l'organisation des agences. Les 5 agences actuelles seront regroupées en 3 agences régionales et 3 des 7 bureaux seront fermés pour être regroupés :

- Agence Lorraine : maintien des bureaux d'Epinal et Sarrebourg ; fermeture des bureaux de Nancy-Tomblaine et Châtenois
- Agence Champagne Ardenne : maintien du bureau de Troyes
- Agence Franche Comté : regroupement des bureaux et agences de Vesoul et Voiteur à Besançon.

Cette réorganisation s'effectuera progressivement entre juin 2009 et juin 2010.

Sur le terrain très peu de changement sont prévus en dehors des mouvements normaux des personnels. Les techniciens et Ingénieurs conserveront pour l'essentiel les mêmes prérogatives et zones géographiques qu'actuellement.